Rappelant les liens du Canada avec la Francophonie,
le Salon est une des salles de réunion les plus
remarquables du Sénat
Avec le temps, le tabagisme faisant de moins en moins partie des conventions sociales, le fumoir a été affecté à d’autres usages. Il est ainsi devenu une salle de réunion et de réception.
En 1992, le ministère des Affaires extérieures et la section canadienne de l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française (une organisation internationale de parlementaires francophones) ont proposé au Parlement de commémorer formellement l’adhésion du Canada à la Francophonie. Le Sénat a donné son assentiment et,
le 18 mars 1993, l’ancien fumoir a été officiellement appelé « Salon de la Francophonie », en raison de l’importance que le Canada attache à ses liens avec le monde francophone. Le Salon fait aussi pendant à la salle du Commonwealth, nom donné à l’ancien fumoir de la Chambre des communes en 1965.
De nos jours, la décoration du Salon illustre l’histoire et l’identité des Francophones du Canada. Des tissus ornés de la fleur de lys ont été employés pour recouvrir les fauteuils et habiller les fenêtres. Aux murs pendent les portraits des cinq rois de France qui ont présidé au peuplement de la Nouvelle-France. Ces tableaux font partie des œuvres données par le sénateur Joyal au Fonds Canadiana. Deux bustes en bronze témoignent de l’héritage francophone au Canada : l’un, de Samuel de Champlain (mort en 1635), surnommé le « Père de la Nouvelle-France », et l’autre, du sénateur Raoul Dandurand, un homme politique canadien influent qui fut sénateur (de 1898 à 1942), ministre et homme d’État de renommée internationale et, de 1905 à 1909, Président du Sénat.
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