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C’est avant tout par le vote que les
Canadiens et Canadiennes participent au processus démocratique. Or, toute
démocratie saine doit être disposée à réformer au besoin l’administration et la
surveillance des scrutins, afin d’assurer la vitalité continue du système
électoral, d’en promouvoir et maintenir l’accessibilité, et de soutenir la
confiance du public à son égard. En donnent suite à ses engagements en matière
de réforme démocratique, le gouvernement concentre ses efforts sur la
responsabilisation, l’équité et l’intégrité du système électoral.
L’adoption de la Loi fédérale sur la responsabilité a renforcé le régime de financement
politique du Canada par l’introduction de nouvelles mesures à l’appui de
l’intégrité, de l’équité et de la transparence du processus électoral, dont de
nouveaux plafonds aux contributions des particuliers, l’interdiction des
contributions des syndicats et des entreprises, et le resserrement des règles
sur les cadeaux et les fonds en fiducie. Le gouvernement a poursuivi ses
efforts d’amélioration de l’intégrité et de la transparence du régime de
financement politique par le dépôt de la Loi sur la responsabilité en
matière de prêts liés à la politique, qui empêchera l’utilisation des prêts
pour esquiver les plafonds des contributions établis dans la Loi fédérale sur la responsabilité. De nouvelles exigences sur l’identification
des électeurs ont aussi été mises en œuvre en réponse au rapport produit par le
Comité de la procédure et des affaires de la Chambre au cours de la 39e législature. Dans le cadre du Budget 2011, le gouvernement a commencé
l’élimination progressive sur quatre ans des subventions versées aux partis
politiques en fonction du nombre de votes reçus. En janvier 2012, ce
dernier s’est engagé à abroger l’article 329 de la Loi électorale du Canada interdisant la diffusion prématurée de résultats de
scrutin.
Les Canadiens et Canadiennes sont bien
servis par le processus électoral, mais nous devons toujours nous assurer que
celui-ci de répondre encore mieux aux besoins des électeurs. Les
recommandations contenues dans le Quinzième rapport du Comité de la procédure
et des affaires de la Chambre répondent elles-mêmes aux recommandations
formulées par le directeur général des élections à la suite de la 40e élection générale, dans son rapport intitulé Faire face à l’évolution des
besoins. Le Comité a souscrit à 44 des 50 recommandations du directeur
général des élections, dans leur totalité ou après modification. Toutes les
recommandations, sauf trois, ont reçu un appui unanime. Elles prônent des
mesures qui amélioreraient encore plus l’intégrité et la cohérence du système
électoral, permettraient à Élections Canada d’administrer avec plus de
souplesse les scrutins, préserveraient la confiance des Canadiens envers le
processus électoral, et en amélioreraient l’accessibilité.
Afin de maintenir et de promouvoir la confiance du public envers nos institutions démocratiques, il est
essentiel d’assurer la vitalité continue du système électoral. Dans toute
démocratie en santé, le gouvernement doit être prêt à apporter au besoin des
modifications à l’administration des élections. Celles-ci doivent toutefois
être envisagées dans le contexte d’une réforme législative globale. Dans le
cadre d’un examen élargi de la Loi électorale du Canada, le gouvernement
prendra donc le temps d’étudier attentivement les recommandations du Comité. Il
étudiera également celles qu’on peut encore attendre du directeur général des
élections.
Le gouvernement souhaite remercier le
Comité pour son travail soutenu et son dévouement à l’amélioration du système
électoral. Le gouvernement est tout disposé à continuer de travailler avec les
membres du Comité et tous les partis à la réforme du processus électoral.
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