Le gouvernement du Canada est heureux de
répondre au septième rapport (le Rapport) du Comité permanent de l’agriculture
et de l’agroalimentaire de la Chambre des communes (le Comité) intitulé :
« Les jeunes agriculteurs : l’avenir de l’agriculture ». Le
gouvernement est d’accord avec l’intention globale du Rapport et partage la
volonté du Comité permanent de répondre aux besoins des jeunes agriculteurs et
des agriculteurs débutants dans le secteur de l’agriculture.
Les jeunes agriculteurs sont au cœur de la
revitalisation du secteur. Puisque l’âge moyen des agriculteurs augmente
(passant de 48 ans à 52 ans entre 1996 et 2006), la
capacité du secteur à attirer et à retenir les jeunes agriculteurs représente
un défi important. Les jeunes agriculteurs et les agriculteurs débutants font
face à des défis particuliers, dont le grand besoin de capital, ce qui rend l’entrée
dans le secteur agricole difficile et peu attrayante pour les jeunes.
Malgré ces obstacles, le Canada doit tirer
parti de l’esprit d’entrepreneuriat des jeunes agriculteurs qui font leurs
débuts dans le secteur, ainsi que de leurs idées novatrices et de leurs
nouvelles façons de faire des affaires dans le but de rendre le secteur de l’agriculture
et de l’agroalimentaire prospère et rentable. Il est donc essentiel, si on
compte attirer de nouveaux candidats, de transmettre aux jeunes le message que
le secteur agricole offre diverses perspectives de carrière.
Selon les
données de 2008, les entreprises de jeunes agriculteurs (EJA) représentent 8 p.
100 des exploitations agricoles totales et performent mieux que les autres exploitations
agricoles au Canada. Une grande partie de ces entreprises sont considérées
comme étant des exploitations de taille moyenne à très grande. Les EJA sont
distribuées de manière équilibrée entre les différents types d’exploitations agricoles, bien que les exploitations
porcines, les exploitations laitières, les exploitations de volailles et d’œufs
soient un peu plus nombreuses, ce qui dissipe en partie le mythe selon lequel
les obstacles à l’entrée des industries de la volaille, des œufs et des
produits laitiers empêchent les jeunes agriculteurs de se lancer dans ces types
d’exploitations.
Sur le plan du
rendement financier, la plupart des EJA, peu importe le type d’exploitation
agricole ou la taille de l’exploitation, ont tiré de leur actif agricole un
revenu brut supérieur à celui des autres entreprises agricoles et ont dégagé
des marges bénéficiaires relativement plus importantes. Les EJA ont en outre
enregistré un revenu agricole plus élevé.
Reconnaissant l’importance des jeunes
agriculteurs et des agriculteurs débutants, le Ministère a développé et mis en
œuvre le réflexe jeunesse pour aider Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à développer et à mettre en œuvre des politiques et des programmes qui répondent aux besoins
des jeunes agriculteurs et des agriculteurs débutants.
AAC a également
tenu la première réunion du Chantier national de la relève agricole (CNRA) le
15 et 16 novembre 2010 à Ottawa. Le CNRA a été créé pour instaurer un dialogue
sur les défis auxquels font face les jeunes agriculteurs et les agriculteurs
débutants et sur les solutions possibles et pour fournir une tribune permettant
de renforcer le partenariat entre les jeunes agriculteurs et le gouvernement,
et d’établir des partenariats avec d’autres intervenants.
AAC a annoncé un ensemble
de tables rondes virtuelles avec de jeunes agriculteurs, ce qui va permettre de
continuer le dialogue et de développer des plans d’action sur les priorités
identifiées par les jeunes agriculteurs, incluant l’accès au capital, le
développement des compétences et la formation, et le transfert d’exploitations
agricoles.
Le gouvernement a examiné attentivement les
recommandations et les opinions du Rapport du Comité permanent et est heureux
de pouvoir répondre à chacune de ces recommandations et opinions
individuellement. La réponse du gouvernement tiendra compte de l’ensemble des
recommandations et opinions. Il faut toutefois souligner que ces réponses
particulières ne peuvent tenir compte de tout le travail réalisé par le
gouvernement.
RECOMMANDATION 2.1
Le Comité recommande que Statistique
Canada ajoute le plus rapidement possible des questions dans le questionnaire
pour le recensement de l'agriculture qui lui permettront d'établir le profil
des jeunes agriculteurs au Canada.
Le gouvernement est d’accord avec l’objectif
de la recommandation de modifier la collecte de données. Ce point pourrait être
abordé lors du prochain cycle de consultation. Le gouvernement recommande que
les sources de données actuelles sur les jeunes agriculteurs soient mieux
utilisées avant d’envisager la collecte de nouvelles données.
Le Recensement de l’agriculture et d’autres
sources de Statistique Canada fournissent actuellement des données qui peuvent
être utilisées pour établir le profil des jeunes agriculteurs au Canada. Par
exemple, AAC a publié le bulletin intitulé « Profil des jeunes
agriculteurs au Canada » à l’aide des sources de données de Statistique
Canada : les recensements de l’agriculture de 2001 et de 2006,
la base de données de couplage agriculture-population et l’enquête annuelle
financière sur les fermes. Chaque année, Statistique Canada compile des bases
de données sur les exploitations agricoles et les agriculteurs en extrayant de
l’information des fichiers d’impôt et contribue ainsi à la réduction et à la
gestion du fardeau de réponse.
Depuis 1971, la base de données de
couplage agriculture-population est créée en combinant l’information du
Recensement de l’agriculture et du formulaire exhaustif du recensement de la population. Les bases de
données sont abondantes et contiennent d’importantes variables agricoles,
socioéconomiques et démographiques qui permettent d’établir et d’analyser le
profil des jeunes agriculteurs, y compris des caractéristiques de nature
agricole qui peuvent être croisées avec notamment les niveaux d’éducation, les professions
ou métiers, les revenus des particuliers et des familles. En raison des
changements apportés au Recensement de la population de 2011, Statistique
Canada prévoit produire une base de données de couplage de 2011 à partir
des réponses au Recensement de l’agriculture de 2011 et à la nouvelle
Enquête nationale auprès des ménages de 2011.
Les questions à inclure au Recensement de l’agriculture 2011
ont été publiées dans la Gazette du Canada en juin 2010. Les
questionnaires du Recensement de l’agriculture de 2011 ont été imprimés en
octobre 2010 et postés à des exploitations agricoles sélectionnées dès
novembre 2010. L’envoi postal à toutes les exploitations agricoles se terminera
au début du mois de mai 2011.
Pour chaque
recensement, les consultations auprès des utilisateurs des données et des
intervenants débutent environ trois ans et demi avant la date du
recensement. On leur demande de donner des suggestions de modifications ou des
ajouts au contenu du questionnaire. Les consultations sur le contenu
pour 2016 devraient commencer en 2012.
RECOMMANDATION 2.2
Le Comité recommande qu'Agriculture et
Agroalimentaire Canada revoie les critères d'admissibilité de la Loi
canadienne sur les prêts agricoles, dont la limite de six années
d'expérience, afin que l'âge des demandeurs soit pris en considération.
Le gouvernement juge qu’il n’est pas
nécessaire pour l’instant d’examiner les critères d’admissibilité de la Loi canadienne sur les prêts agricoles (LCPA).
AAC a lancé le programme de la LCPA en juin 2009
pour remplacer et améliorer l’ancienne Loi sur les prêts destinés aux
améliorations agricoles et à la commercialisation selon la formule coopérative (LPAACFC). On a notamment élargi, en vertu de la LCPA,
l’admissibilité aux programmes afin d’y inclure les exploitations agricoles en
démarrage. On définit « agriculteur débutant » comme un demandeur qui
déclare des revenus ou des dépenses agricoles depuis moins de six ans, ce
qui représente généralement la période moyenne pour l’établissement d’une exploitation
agricole. Depuis la sanction royale du 18 juin 2009 jusqu’au 31
janvier 2011, 355 prêts ont été consentis à des agriculteurs débutants,
pour une valeur totale de 29,8 millions de dollars.
Les agriculteurs débutants sont admissibles
à un financement d’au plus 90 p. 100 du prix d’achat ou de la valeur
évaluée d’un bien conformément à la LCPA. Dans le cadre du programme, les
demandeurs qui sont dans le domaine depuis plus de six ans sont des
agriculteurs établis et sont admissibles à un financement d’au plus 80 p. 100
du prix d’achat ou de la valeur évaluée d’un bien. Pour les aider à démarrer
leur exploitation agricole le financement de 90 p. 100 permet aux
agriculteurs débutants de verser seulement la moitié de l’acompte pour un
prêt, comparativement à ce qui serait exigé des agriculteurs établis. Ces deux
limites de financement ont tendance à être plus avantageuses que celles
offertes par les pratiques de prêts plus conventionnelles. Les dispositions de
la Loi seront également révisées en 2014-2015 dans le cadre d’un examen
quinquennal obligatoire.
RECOMMANDATION 2.3
Le Comité recommande qu'Agriculture et
Agroalimentaire Canada améliore la Loi canadienne sur les prêts agricoles ou
crée des nouveaux programmes et y ajoute des outils semblables à ceux qui sont
offerts dans le cadre des programmes provinciaux, comme la réduction des taux
d'intérêt, afin de faciliter l'accès au crédit des nouveaux agriculteurs.
Le gouvernement est d’accord avec la
recommandation d’améliorer la LCPA et a récemment modifié la Loi afin de
faciliter l’accès au crédit des nouveaux agriculteurs.
Le programme de la LCPA en est un de prêts
garantis qui permet aux agriculteurs d’avoir plus facilement accès au crédit. Les
agriculteurs peuvent se prévaloir du programme de la LCPA dans leurs
institutions financières. Lorsqu’ils demandent un prêt pour acquérir des terres
ou un bien pour leur exploitation agricole, ils peuvent enregistrer ce prêt au
titre de la LCPA. Les agriculteurs peuvent alors se servir des fonds pour
établir, améliorer et élargir leur exploitation agricole. Les coopératives
agricoles, quant à elles, peuvent également obtenir des prêts pour transformer,
distribuer ou commercialiser les produits de l’agriculture.
La LCPA a reçu la sanction royale en
juin 2009. Elle remplace la Loi
sur les prêts destinés aux améliorations agricoles et à la commercialisation
selon la formule coopérative (LPAACFC). Les
changements apportés à la législation et au programme découlent de
consultations nationales qui ont eu lieu en 2006. Les taux d’intérêt sont
plafonnés conformément à la LCPA de sorte que des taux avantageux puissent être
offerts au secteur agricole. Le plafonnement des taux se présente comme
suit :
- le taux préférentiel de l’établissement de
crédit plus 1 p. 100 pour les prêts à modalités variables;
- le taux comparable au taux hypothécaire
résidentiel de l’établissement de crédit plus 1 p. 100 pour les prêts
à terme fixe.
Toutefois, l’établissement de crédit peut
offrir des taux inférieurs. La garantie de la LCPA aide les agriculteurs
débutants à accéder au crédit en offrant à l’établissement de crédit plus de
sécurité. Par contre, tout établissement de crédit prudent considérera aussi la
capacité de rembourser de l’emprunteur éventuel dans sa décision de prêter de l’argent.
Les dispositions de la Loi seront
révisées en 2014-2015 dans le cadre d’un examen quinquennal obligatoire.
AAC offre également le Programme de
paiements anticipés, un programme fédéral de prêts garantis qui facilite l’accès
au crédit des agriculteurs admissibles grâce à des avances de fonds
remboursables pour leurs des produits commercialisables. Cela augmente les
rentrées de fonds durant la période de production agricole, permettant aux producteurs
de respecter leurs obligations financières à court terme et de vendre leurs
produits lorsque les marchés sont les plus favorables.
RECOMMANDATION 2.4
Le Comité recommande qu'Agriculture et
Agroalimentaire Canada mène une analyse du projet de régime d'épargne transfert
proposé par la Fédération de la relève agricole du Québec afin de voir comment
ce régime pourrait être conçu et mis en œuvre et que le Ministère fasse
rapport, dans un délai de trois mois, du résultat de l'analyse au Comité.
Le
gouvernement du Canada soutient déjà la planification de la succession dans les
exploitations agricoles familiales au moyen du régime fiscal. La Loi de l’impôt
sur le revenu contient notamment un certain nombre de mesures qui aident
les entreprises agricoles à accumuler du capital en vue de la retraite et qui
facilitent le transfert intergénérationnel des propriétés utilisées
principalement dans les entreprises agricoles.
L’exonération
cumulative des gains en capital (ECGC) sur les propriétés agricoles sert en
partie à aider les agriculteurs à épargner de l’argent en vue de la retraite.
Un agriculteur peut demander une ECGC maximale de 750 000 $ pour la
cession de l’exploitation agricole admissible ou le transfert d’une telle
propriété à un enfant. L’ECGC s’applique sur une base individuelle de sorte que
chaque contribuable est admissible à une exonération maximale de
750 000 $. Par conséquent, le montant peut être de 1,5 million
de dollars si l’agriculteur et sa conjointe ou l’agricultrice et son conjoint
sont tous deux admissibles à l’exonération. La limite de l’ECGC est passée de
500 000 $ à 750 000 $ dans le Budget de 2007. Il s’agissait
de la première augmentation depuis 1988. En plus de cette exonération, un
agriculteur (tout comme les autres Canadiens) a aussi droit à une exonération d’impôt
distincte pour tout gain réalisé sur la cession de sa résidence principale.
Les
agriculteurs peuvent aussi reporter l’impôt sur le transfert de certains types
de propriétés agricoles (p. ex., terres agricoles, biens amortissables comme
les bâtiments, et immobilisations admissibles comme les quotas laitiers), de
parts dans une société agricole familiale ou d’intérêts dans une société de
personnes agricole familiale à leurs enfants (petits-enfants ou arrière‑petits‑enfants)
facilitant ainsi le transfert des entreprises agricoles d’une génération à l’autre.
De plus, l’ECGC peut servir à réduire l’impôt sur les gains en capital
découlant du transfert de propriétés agricoles admissibles (c.-à-d. si le
produit du transfert de la propriété agricole est supérieur au prix de base
rajusté).
Les
agriculteurs peuvent également profiter d’une réserve de gain en capital sur
une période de 10 ans lorsque les produits de la cession n’ont pas
entièrement été reçus et que la propriété a été transférée à l’enfant de l’agriculteur.
La réserve permet aux agriculteurs de répartir les gains en capital et la dette
fiscale correspondante sur une période maximale de 10 ans. Un
minimum de 10 p. 100 des gains doit être déclaré chaque année. Cette
obligation est utile lorsque les gains en capital découlant de la cession sont
supérieurs à l’ECGC disponible.
Si un
agriculteur transfert son exploitation agricole à une personne pour laquelle il
ne peut utiliser la réserve de gains en capital de 10 ans ou recourir au
transfert intergénérationnel (p. ex., à un neveu, à une nièce ou à une personne
qui ne fait pas partie de sa famille), alors il peut réclamer une réserve sur
une période de cinq ans si les produits de la cession ne sont pas tous
recevables dans l’année de la vente. Dans ce cas, au moins 20 p. 100
des gains doivent être déclarés chaque année.
Les
agriculteurs peuvent aussi bénéficier d’un traitement fiscal préférentiel en
matière d’épargne grâce aux régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) et
aux comptes d’épargne libres d’impôt (CELI). Les CELI représentent l’avancée la
plus importante en matière de traitement fiscal des épargnes personnelles
depuis le lancement des REER en 1957. Plus de 4,8 millions de Canadiens
contribuent à des CELI, qui sont offerts depuis janvier 2009. Ils y ont
déposé plus de 19 milliards de dollars. Le CELI est un compte d’épargne
flexible auquel les Canadiens peuvent contribuer pendant toute leur vie. Tous
les résidants canadiens âgés de 18 ans ou plus peuvent verser jusqu’à
5 000 $ par année dans un CELI, et ce, même après qu’ils aient
atteint 71 ans et qu’ils soient dans l’obligation de convertir les
économies placées dans des REER en revenus de retraite. Pour s’assurer que les
contributions annuelles conservent par la suite leur valeur réelle, le montant
maximal de 5 000 $ est indexé sur l’inflation, par tranche de
500 $.
RECOMMANDATION 2.5
Le Comité recommande qu'Agriculture et
Agroalimentaire Canada offre de collaborer avec les provinces, notamment par
l'intermédiaire du Conseil des ministres de l'Éducation (Canada), afin
d'examiner la possibilité d'inclure des cours sur l'agriculture ou d'introduire
les questions agricoles dans les cours ou programmes existants.
Le gouvernement coopère déjà avec les
provinces pour examiner la possibilité d’ajouter des cours sur l’agriculture
dans les programmes actuels ou d’incorporer des enjeux agricoles dans les
programmes et les cours existants.
Reconnaissant que les investissements dans
l’enseignement postsecondaire sont essentiels à la croissance économique et à
la prospérité de tous les Canadiens, le gouvernement fédéral offre aux
provinces et aux territoires une aide financière importante dans ce domaine. L’enseignement
postsecondaire étant de compétence provinciale, il incombe donc aux provinces
de décider d’améliorer ou d’ajouter des cours sur l’agriculture, facultatifs ou
obligatoires, à leur programme scolaire.
En 2010-2011, le gouvernement a versé
plus de 10,6 milliards de dollars en aide fédérale aux étudiants, aux
institutions et aux chercheurs canadiens, ainsi qu’aux gouvernements
provinciaux et territoriaux, afin de maintenir un système d’enseignement
postsecondaire dynamique et accessible. Cela comprend environ
7,2 milliards de dollars en soutien direct et plus de 3,4 milliards
de dollars en fonds réservés consentis aux gouvernements provinciaux et territoriaux.
Les facultés universitaires canadiennes et les collèges dédiés à l’agriculture,
ainsi que les étudiants et les chercheurs, bénéficient de l’aide financière
fédérale pour développer les connaissances et les compétences agricoles,
alimentaires et commerciales des jeunes Canadiens.
De plus, le gouvernement fédéral, dans le
cadre du Programme de conseils sectoriels, collabore avec le secteur privé pour
améliorer les compétences des travailleurs adultes au moyen d’activités telles
que l’augmentation des investissements des employeurs dans le développement des
compétences et la promotion de l’apprentissage et de la formation en milieu de
travail. Le gouvernement du Canada appuie les conseils sectoriels dans des
secteurs clés de l’économie canadienne, y compris le Conseil canadien pour les
ressources humaines en agriculture (CCRHA) qui a été fondé en 2007, et
cherche à mobiliser les principaux joueurs du secteur pour déterminer et
prendre en compte les questions de ressources humaines et de marché du travail
de manière stratégique et coordonnée afin d’approfondir la compétitivité du
secteur agricole à l’échelle mondiale. Le conseil de direction du CCRHA est
représentatif de l’ensemble du secteur. Jusqu’ici, son travail n’a pas porté
spécifiquement sur les besoins des jeunes agriculteurs, mais le CCRHA fait tout
de même en sorte que les comités de projet tiennent compte du point de vue de
la prochaine génération de producteurs agricoles.
Du financement fédéral est fourni aux
provinces et territoires pour la mise sur pied de programmes de développement
des entreprises à frais partagés conformément au cadre stratégique
fédéral-provincial-territorial (FPT) Cultivons l’avenir. Le programme de
développement des entreprises finance les activités provinciales et
territoriales liées aux pratiques de gestion des entreprises agricoles et au
perfectionnement des compétences, et favorise la participation accrue des
jeunes et des nouveaux agriculteurs. Il revient à la province et au territoire
de déterminer le type de programmes de développement des entreprises à offrir,
et la façon de le mettre en application.
Dans certaines provinces et dans certains
territoires, les programmes de développement des entreprises permettent de
financer les programmes « Agriculture dans la classe ». Ces
programmes comportent des ressources pédagogiques et de l’information destinées
aux écoles primaires et secondaires, qui permettent de sensibiliser les jeunes
à l’agriculture, de souligner son importance économique et d’atteindre d’autres
objectifs tels que former des consommateurs avertis et promouvoir l’agriculture
comme perspective de carrière.
RECOMMANDATION 2.6
Le Comité recommande qu'Agriculture et
Agroalimentaire Canada, en collaboration avec les acteurs de l'industrie et les
provinces, encourage les campagnes « achat local — achetons canadien » afin de
promouvoir la consommation de produits locaux partout au pays. Le Comité
recommande aussi qu'Agriculture et Agroalimentaire Canada lance une campagne
nationale de promotion des avantages de l'agriculture pour le Canada et la
population canadienne.
Le gouvernement va continuer d’encourager
les campagnes « achat local – achetons canadien » afin de promouvoir
la consommation de produits régionaux partout au pays.
Le gouvernement fédéral mise sur une
campagne nationale pour accroître la sensibilisation et les connaissances du
grand public à l’endroit de l’industrie et pour faciliter le choix des
consommateurs. Plusieurs initiatives provinciales font aussi la promotion des
aliments locaux, y compris les programmes de commercialisation. Les
intervenants s’investissent également dans les mécanismes de certification, les
activités promotionnelles, la coordination et le réseautage.
AAC collabore avec les intervenants de l’industrie
pour élaborer et mettre en œuvre une initiative nationale d’image de marque qui
respectera les directives relatives à la mention « Produit au
Canada » sur l’étiquette. Cette initiative s’ajoutera aux efforts actuels
de promotion des produits agroalimentaires locaux, provinciaux ou régionaux
déployés par les provinces, les régions et l’industrie. Elle contribuera à
mettre en valeur les forces, les avantages et les caractéristiques de l’agriculture
et des aliments canadiens auprès des consommateurs et à les encourager à acheter
ces produits.
AAC a réalisé une
étude de simulation d’achats en ligne reproduisant une situation réelle de
magasinage. En outre, au début de l’année 2011, le ministère a lancé des projets pilotes
dans des magasins situés à Vancouver, à Ottawa et à Bay Roberts, à Carbonear et à Harbour Grace (situés à Terre-Neuve‑et‑Labrador)
pour mettre en valeur les produits alimentaires canadiens. Dans l’ensemble des magasins, les aliments canadiens
étaient identifiés par des bannières, des étiquettes posées sur les
étagères, des étiquettes avec la feuille d’érable posées sur les produits
et des circulaires en magasin et sur Internet. Cette initiative a pour but d’aider
les consommateurs à identifier les produits alimentaires canadiens et de les
encourager à acheter des produits canadiens. Les
données préliminaires des projets pilotes ont montré un accroissement des
ventes de produits clairement identifiés comme des produits canadiens.
La promotion des nombreuses
caractéristiques propres aux produits canadiens est considérée comme un
avantage clé pour le secteur et contribuera à influencer les consommateurs à
rechercher et à acheter les produits canadiens, aidant ainsi les producteurs et
les transformateurs alimentaires du Canada à améliorer leur compétitivité sur le
marché national et à accroître leurs profits. En faisant la promotion des
produits agroalimentaires « du Canada »,
AAC encourage également les initiatives provinciales, régionales et locales.
AAC a recours à
diverses activités et initiatives de communications externes pour faire valoir
les avantages de l’agriculture pour le Canada et les Canadiens. Par
exemple :
L’agriculture dans les nouvelles : Le personnel d’AAC dans les régions et à l’Administration
centrale offre activement aux médias la possibilité de discuter directement
avec les ministres, leurs représentants et le personnel d’AAC – souvent des
chercheurs du Ministère – à propos des travaux d’AAC et de leur incidence sur
le secteur agricole. Ces reportages sont publiés de plus en plus dans les grands
médias étant donné que ces enjeux touchent de plus en plus de Canadiens.
Expositions agricoles : Le programme d’expositions d’AAC donne aux Canadiens de l’information
sur les programmes et les services du Ministère, y compris les recherches
agricoles approfondies réalisées par AAC; sur les types d’exportations
agricoles des producteurs canadiens; sur la portée et l’importance du secteur
agricole dans chaque province; et, plus récemment, sur la section « relève
agricole » du site web du ministère.
Chaque année, au nom du gouvernement du
Canada, des fonctionnaires d’AAC assistent à plus de 60 activités
organisées dans des collectivités rurales partout au Canada. Ces expositions
donnent aux Canadiens des régions rurales un contact et un accès direct à un
vaste éventail d’information, notamment sur l’agriculture, la santé et d’autres
services gouvernementaux. AAC participe également à 10 expositions urbaines
importantes, une dans chaque province. L’année dernière, le Ministère était
présent aux Jeux olympiques 2010 de Vancouver. Ces activités offrent au
gouvernement la possibilité de promouvoir la qualité, la salubrité et la
diversité des aliments canadiens, et de sensibiliser les citadins à l’agriculture
et à la vie en zone rurale.
Activités agricoles spéciales pour le
public : L’agriculture en ville. Ces activités visent à sensibiliser les
citadins à la provenance et à la production des aliments, et à la science qui
les sous-tendent. En 2010, les activités de L’agriculture en ville ont eu
lieu à Winnipeg (Manitoba) avec la participation de plus de 25 000 personnes
et à Burnaby (Colombie-Britannique) où près de 120 000 personnes ont pris
part aux activités.
Portes ouvertes : AAC tient également des activités régulières aux
19 centres de recherches du Ministère, qui permettent au public de voir ce
qui s’y passe, d’explorer les champs et les parcelles de recherche où l’on fait
pousser des plantes et cultures et où l’on fait des expériences scientifiques;
et de découvrir les innovations des scientifiques d’AAC et leur application
dans la vie quotidienne.
Annonces sur l’agriculture : Chaque année, le ministre d’AAC, le ministre d’État et les
secrétaires parlementaires, de même que les députés, prennent part à environ
200 annonces publiques et événements médiatiques d’un bout à l’autre du
pays afin de mettre en valeur les projets, les activités et le soutien du
gouvernement dans le domaine agricole, et d’informer les Canadiens de l’importance
et des avantages de l’agriculture pour le Canada.
Présence d’AAC sur le Web, vidéos et
publications : Grâce à son site Web, à ses
vidéos et à ses publications, AAC présente régulièrement au public de l’information
sur les résultats et l’incidence des travaux du Ministère qui améliorent la vie
des Canadiens.
Ce ne sont là que quelques exemples des
façons dont AAC informe les Canadiens des répercussions et des enjeux liés à l’agriculture
tant dans les collectivités rurales que dans les centres urbains.
RECOMMANDATION 3.1
Le Comité recommande qu'Agriculture et
Agroalimentaire Canada, en collaboration avec les provinces, modifie les
programmes Agri-stabilité, Agri-investissement et Agri protection afin qu'ils
répondent en particulier aux besoins des industries agricoles en situation de
crise et des jeunes et des nouveaux agriculteurs. Le Comité recommande aussi
qu'Agriculture et Agroalimentaire Canada, avec ses homologues provinciaux,
élargissent le programme Agri-protection afin qu'il couvre le secteur du bétail
et que, par sa conception et la protection qu'il assure, il puisse ressembler
au programme d'assurance des prix du bétail offert en Alberta.
L’ensemble des programmes de GRE actuels,
lancé en 2007, a été développé pour mieux répondre aux producteurs en
situation de crise. Agri-stabilité comprend une méthode améliorée d’estimation
de la valeur des stocks, qui est plus souple quand les prix sont faibles, une
meilleure couverture en cas de marges négatives pour les producteurs victimes
de catastrophes successives et des avances ciblées pour que les fonds soient
versés rapidement en situation de crise. L’ensemble comprend également le cadre
Agri‑relance qui vise à faciliter la mise en place de programmes
particuliers afin d’aider les producteurs à se remettre de catastrophes. Au
cours de l’été 2010, Agri-relance a apporté de l’aide durant la période d’humidité
excessive et les inondations sans précédent qu’ont connu les Prairies. Depuis
sa mise en place, ce nouvel ensemble de programmes FPT de GRE a permis de verser
plus de 6 milliards de dollars aux producteurs.
Bien que l’ensemble actuel soit conçu pour
garantir aux nouveaux producteurs l’accès aux programmes, les jeunes agriculteurs
seront entendus par le biais du réflexe jeunesse lors des discussions sur la
future orientation des programmes. À l’heure actuelle, les nouveaux producteurs
ont accès aux programmes des façons suivantes :
- Agri-stabilité : Le programme Agri-stabilité compare les marges de l’exercice en
cours aux marges de référence. Pour que les producteurs débutants puissent être
rapidement admissibles à l’aide du Programme, celui-ci crée des marges de
référence pour eux. Les marges de référence sont fondées sur les moyennes de l’industrie
pour le type de produits que la nouvelle exploitation agricole produira. Cela
permet aux agriculteurs débutants d’avoir accès à une aide fondée sur des
références conformes à celles de l’agriculteur moyen. Si un nouvel agriculteur
prend possession en tout ou en partie d’une exploitation agricole déjà en
place, par héritage ou par transfert intergénérationnel, il peut utiliser les
marges de référence de cette exploitation dans les calculs du programme
Agri-stabilité.
- Le programme
Agri-stabilité est fondé sur les dossiers annuels financiers et de production
de l’exploitation agricole. Par conséquent, les calculs ne peuvent être
effectués qu’à la fin de l’exercice financier de l’exploitation agricole. Bien
que cela entraîne un retard de versement des paiements en périodes de
difficultés financières ou de crises, les agriculteurs débutants peuvent
demander des paiements provisoires et anticipés dans le cadre du programme
Agri-stabilité de la même manière que les autres exploitations agricoles. Les
paiements provisoires et anticipés visent à rendre une partie des paiements du
programme Agri-stabilité disponibles aux producteurs au cours de la même année
de production.
- Agri-investissement : Le programme Agri-investissement est accessible aux nouveaux
agriculteurs dès qu’ils commencent à produire et à vendre des récoltes ou du
bétail et à déclarer des résultats financiers. Le soutien du programme
Agri-investissement est fondé sur les ventes nettes admissibles de l’exercice
le plus récent. Dès que le producteur a commencé ses activités agricoles et a
donné ces renseignements à l’Administration du programme Agri-investissement,
il est admissible au soutien du Programme (pour autant qu’il réponde aux autres
exigences d’admissibilité au Programme, soit l’ouverture d’un compte et le
versement d’un dépôt auquel le gouvernement ajoutera un montant égal). Les
producteurs peuvent faire un dépôt annuel dans leur compte Agri-investissement
et retirer des fonds en tout temps.
- Agri-protection : Des
régimes d’assurance-production individualisés sont offerts et administrés par
les gouvernements provinciaux pour répondre à la demande des producteurs au
sein de la province tout en respectant les lignes directrices fédérales et
provinciales. En général, Agri-protection nécessite des données de production
de référence pour calculer la prime du producteur et son niveau de couverture.
Pour les agriculteurs débutants sans données de production de référence, les
provinces peuvent utiliser les moyennes de production provinciales pour évaluer
la capacité de production du nouvel agriculteur jusqu’à ce que celui-ci puisse
fournir des données réelles. S’il y a lieu, certaines provinces transfèrent les
données de production de référence de l’exploitation agricole à la prochaine
génération.
Le cadre stratégique pour l’agriculture
actuel, Cultivons l’avenir, prendra fin en 2013. Les gouvernements
FPT ont commencé à travailler au cadre qui lui succédera, Cultivons l’avenir 2 (CA 2). En collaboration avec les provinces, le gouvernement fédéral a déjà lancé
un processus de mobilisation de l’industrie en plusieurs étapes pour étudier les
possibilités et les défis propres au secteur. De plus, des sessions de
mobilisations particulières avec les jeunes agriculteurs et les agriculteurs
débutants seront organisées. CA 2 offre la possibilité d’examiner les
politiques et les programmes, y compris les domaines de GRE et les domaines non
liés à la GRE, et la capacité à faire prospérer l’industrie. Les jeunes agriculteurs seront
entendus par le biais du réflexe jeunesse lors des discussions sur la future
orientation des programmes.
La capacité des programmes de GRE (p. ex., Agri-stabilité,
Agri-investissement et Agri‑protection) d’aider les nouveaux producteurs
sera un important point à intégrer aux discussions sur la future orientation
des programmes. Le gouvernement s’engage également à continuer d’appuyer l’élaboration
d’outils du secteur privé, de même qu’à étendre les produits d’assurance au
secteur de l’élevage.
Les gouvernements
fédéral et provinciaux continuent de collaborer étroitement avec l’industrie et
les associations de producteurs afin de mettre en place et de modifier les
régimes pour mieux répondre aux exigences particulières des producteurs, y
compris l’élargissement des régimes d’Agri-protection pour inclure de nouveaux
produits et le secteur de l’élevage tels que les Régimes en matière d’hivernation
des abeilles en Alberta et au Québec et le Régime de protection contre la perte
de gras butyrique au Québec.
Des produits d’assurance
privés exigés par le secteur ont aussi été mis au point comme par exemple, les
politiques pour l’influenza aviaire pour les producteurs de volaille en Ontario
et en Colombie-Britannique.
Dans certains cas, des
polices n’ont pas été élaborées pour des produits en raison d’une demande
limitée de la part des producteurs puisqu’ils utilisent d’autres stratégiques
de gestion des risques ou parce qu’on manque de données sur ces produits pour
élaborer un programme fiable sur le plan actuariel. À noter que les évaluations
en matière d’accroissement de la couverture de produits doivent tenir compte
des obligations commerciales internationales du Canada.
Bien qu’Agri‑protection offre une
assurance contre les pertes de production, le gouvernement fédéral reconnaît
également l’importance, pour le secteur de l’élevage, d’une bonne gestion de la
fluctuation des prix et la capacité des mécanismes d’assurance d’intervenir
rapidement et de façon prévisible. Le programme d’assurance-prix de l’Alberta,
qui est financé par les producteurs, est un modèle qui offre de tels avantages
aux producteurs tout en limitant les risques commerciaux du secteur. Le
gouvernement reconnaît l’importance d’avoir des produits d’assurance pour le
secteur de l’élevage et il continuera d’appuyer l’élaboration de mécanismes
privés.
RECOMMANDATION 3.2
Le Comité recommande
qu'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) présente un plan d'action sur
les moyens qu'il compte prendre pour appliquer les recommandations formulées au
chapitre 5 du rapport de la vérificatrice générale du Canada déposé en avril
2010, et plus précisément sur les moyens d'intégrer la recherche régionale à sa
stratégie pour la science et l'innovation. Le Comité recommande aussi qu'AAC réponde officiellement à la proposition de la coalition Agriculteurs pour l'investissement en
agriculture qui vise à ramener le budget de recherche du Ministère aux niveaux
de 1994 en dollars constants.
Le gouvernement a
fourni un plan d’action qui décrit comment le Ministère mettra en œuvre les
recommandations énoncées au chapitre 5 du rapport de la vérificatrice
générale du Canada présenté en avril 2010 et, particulièrement, la façon
dont la recherche régionale sera intégrée à sa Stratégie pour la science et l’innovation.
La recherche continue d’être une priorité incluant la recherche publique et
celle initiée par l’industrie. Le financement des
activités de recherche d’AAC a augmenté de 73 millions de dollars en passant de
193 millions de dollars à l’exercice 2005-2006 à 266 millions de dollars à l’exercice
2009-2010. Les allocations budgétaires annuelles pour la recherche seront
établies en fonction des priorités de la recherche et de la capacité financière
du Ministère.
AAC a accueilli
favorablement la vérification faite par le Bureau du vérificateur général (BVG)
et l’a considérée comme une occasion de continuer à améliorer la gestion de ses
activités de science et d’innovation. AAC est d’accord avec les recommandations
du rapport du BVG et a préparé une réponse complète de la direction pour
chacune des recommandations qui ont été intégrées au rapport présenté en
avril 2010.
Le Plan d’action pour la science et l’innovation 2009-2013
d’AAC explique en détail la mise en œuvre des mesures qui répondent à chacune
des recommandations comprises dans le rapport du BVG. Ces mesures sont en cours
et utilisent les ressources financières existantes. La plupart des
recommandations sont prises en compte, y compris l’élaboration et la mise en
œuvre :
- de stratégies internes et externes pour mieux
informer et mobiliser le personnel et les intervenants;
- d’un cadre et des lignes directrices sur la
collaboration pour appuyer la gestion efficace des activités de partenariat;
- d’un nouveau plan de ressources humaines qui
tient compte des exigences actuelles et futures à cet égard;
- d’un plan d’investissement pour soutenir les
nouvelles décisions en matière d’investissement et évaluer régulièrement les
immobilisations.
La dernière recommandation traite de la mesure
du rendement et du progrès obtenu en renforçant le cadre de mesure du rendement
pour 2010-2011. On a établi des cibles et des indicateurs de rendement mesurables
qui seront désormais utilisés.
L’activité agricole, en raison de son
étroite relation avec l’environnement naturel, est nécessairement concentrée
dans les régions et, par conséquent, les activités régionales sont
déterminantes pour AAC. Le vaste réseau national d’AAC, composé de
19 centres de recherches et de plus de 2 000 employés
scientifiques et techniques offre une expertise dans divers domaines
scientifiques et écosystèmes. Afin de cibler ces activités, AAC a entrepris d’élaborer un profil pour chaque centre de recherches qui précise les activités
des centres en appui au Plan d’action stratégique qui définit les principaux
résultats à obtenir ou à soutenir et qui propose d’éventuelles perspectives de
recherche. Parallèlement, AAC a lancé une série de discussions et d’ateliers
régionaux (rencontres régionales des utilisateurs de la recherche – RRUR) qui
visent à établir un meilleur lien entre les utilisateurs et les organismes de
recherche. Les RRUR sont un mécanisme qui facilite la communication bilatérale
entre les intervenants régionaux et les centres de recherches. Les
renseignements recueillis dans le cadre de ces réunions seront ajoutés aux
profils et permettront aux centres de recherches de mieux tenir compte des
enjeux ou des priorités de la région. Les profils aideront le personnel et les
intervenants externes à avoir une compréhension claire et commune de l’orientation
et des priorités des centres et mettront en valeur la contribution aux
priorités nationales et régionales.
Le gouvernement du Canada a démontré de façon soutenue son
engagement envers la science et l’innovation en vue de soutenir le
développement du secteur agricole et agroalimentaire du Canada. Il s’engage à assurer un avantage national durable fondé sur la
science et la technologie (Stratégie fédérale en matière de sciences et de technologie 2007).
Cet engagement se manifeste dans l’augmentation des investissements dans la
science agricole et les activités d’innovation d’AAC. Les investissements sont
passés de 193 millions de dollars en 2005-2006 à 266 millions de
dollars en 2009-2010. Cela comprend un investissement de
158,7 millions de dollars sur cinq ans dans certaines activités de
science et d’innovation ciblées et des partenariats dans le cadre stratégique
pour l’agriculture actuel, Cultivons l’avenir.
Les initiatives ciblées de Cultivons
l’avenir constituent un apport significatif aux activités de recherche et d’innovation
qui permettent aux secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des
produits agro-industriels d’être plus concurrentiels et plus écologiquement
durables. En plus des 158,7 millions de dollars investis dans le Programme
de stimulation de l’agro‑innovation canadienne dans le cadre des programmes
quinquennaux de Cultivons l’avenir, le gouvernement fédéral investit
également :
- 32,1 millions de dollars dans les Systèmes
environnementaux pour une agriculture durable;
- 45,9 millions de dollars en recherche pour
la santé des animaux et la protection des végétaux;
- 8,9 millions de dollars dans le Plan d’action
en matière de réglementation agricole pour la vérification scientifique.
Un montant supplémentaire de
25,9 millions de dollars a été consacré à la mise à niveau des
installations de recherche dans le cadre du Plan économique du Canada qui a
permis la modernisation des laboratoires fédéraux.
RECOMMANDATION 3.3
Le Comité recommande
qu'Agriculture et Agroalimentaire Canada, de concert avec les acteurs
concernés, se fixe comme objectif de faire du secteur agricole un important
fournisseur d'énergie d'ici 2020 et collabore avec les provinces pour mettre en
œuvre un programme qui facilitera la production d'énergie renouvelable issue de
produits et de sous-produits agricoles.
Le gouvernement du
Canada a déjà beaucoup investi pour que le secteur de l’agriculture devienne un
important fournisseur d’énergie renouvelable. La Stratégie canadienne sur les
carburants renouvelables, inaugurée en 2006, vise à créer des programmes
qui permettront de réduire les émissions, de diversifier l’approvisionnement
énergétique du pays et de créer de nouveaux débouchés en agriculture. La
Stratégie canadienne sur les carburants renouvelables est composée de quatre
éléments :
- une réglementation qui
permet d’établir une teneur minimale en biocarburants;
- des programmes pour
favoriser la participation des agriculteurs dans l’industrie;
- des mesures incitatives à la
production afin de stimuler la production à l’échelle nationale;
- des programmes pour soutenir
la prochaine génération de technologies.
En septembre 2010, le
gouvernement du Canada a finalisé les règlements sur les carburants renouvelables
qui exigent une teneur annuelle moyenne de 5 p. 100 en biocarburants dans
les stocks d’essence dans l’ensemble du Canada. Ces règlements sont entrés en
vigueur le 15 décembre 2010. Une modification proposée pour exiger
une teneur de 2 p. 100 en biocarburants dans le diesel et l’huile de
chauffage a été publiée dans la Gazette du Canada, Partie I le 26
février 2011, pour une période de commentaires de 60 jours. Le gouvernement a l’intention
de mettre cette modification en application le 1e juillet 2011.
Pour encourager les
agriculteurs à participer à l’industrie des biocarburants, le gouvernement a
lancé deux programmes : l’Initiative pour un investissement écoagricole
dans les biocarburants (IIEB) de 200 millions de dollars et l’Initiative
des marchés de biocarburants pour les producteurs (IMBP) de 20 millions de
dollars. L’IIEB permet de financer la construction ou l’agrandissement d’installations
de production de biocarburants à condition que le producteur investisse dans de
tels projets et utilise des matières agricoles pour produire des biocarburants.
L’IMBP a été conçue pour permettre aux agriculteurs et aux collectivités
rurales d’engager des experts-conseils pour les aider à élaborer des projets et
à réaliser des études de faisabilité et autres études requises aux fins de
création et d’accroissement de la capacité de production de biocarburants.
Le programme écoÉNERGIE
pour les biocarburants fournit jusqu’à 1,5 milliard de dollars sur
neuf ans pour encourager les investissements dans l’industrie des
biocarburants et accroître la capacité de production annuelle du Canada à
2,5 milliards de litres. Il offre des mesures incitatives à l’exploitation
aux producteurs de carburants renouvelables en remplacement de l’essence et du
diesel en fonction des niveaux de production et d’autres facteurs.
De plus, le
gouvernement a consenti 500 millions de dollars à l’organisme Technologies
du développement durable du Canada pour lui permettre d’investir dans des
installations de démonstration à grande échelle aux fins de production de
carburants renouvelables de prochaine génération, tels que l’éthanol
cellulosique à partir de résidus agricoles ou de déchets.
En outre, le
gouvernement encourage l’utilisation des sources d’énergie renouvelable dans la
production et le commerce agricoles au moyen du prêt Énergie de Financement
agricole Canada (FAC). Offert depuis le 1er mars 2010, le
prêt Énergie aide les agriculteurs canadiens qui envisagent l’utilisation des
sources d’énergie renouvelable dans leur entreprise à acquérir et à installer
des sources d’énergie à la ferme, comme le biogaz et l’énergie géothermique,
éolienne ou solaire.
RECOMMANDATION 3.4
Le Comité recommande qu'Agriculture et
Agroalimentaire Canada entreprenne une analyse approfondie de l'impact de
l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sur le secteur agricole et que
le ministère fasse rapport du résultat de l'analyse au Comité.
AAC reconnaît l’importance
du marché nord-américain et de l’ALENA et a déjà entrepris (ou subventionné)
plusieurs études dans le but d’examiner les effets de l’ALENA sur la structure
et le rendement du secteur agricole canadien.
L’essor rapide du commerce et des
exportations dans la période post-accord de libre‑échange/ALENA a été
fructueux. L’accord a été avantageux pour le secteur, car il lui a donné accès
à notre plus important marché et a permis d’intégrer encore plus les marchés
agroalimentaires de l’Amérique du Nord. Nos exportations aux États‑Unis
et au Mexique n’auraient pas pu augmenter aussi rapidement si l’ALENA n’avait
pas été en place.
Les documents suivants d’AAC, que vous
pouvez consulter à l’adresse http://www4.agr.gc.ca/AAFC-AAC/display-afficher.do?id=1177676316971&lang=fra,
contiennent une évaluation complète de l’ALENA :
- ALENA : Résultats, défis et perspectives
(septembre 2009). Ce document donne un aperçu de l’ALENA
et de ses résultats.
- Analyse économique de la libéralisation des
marchés de la viande rouge du Pacifique de 1988 à 2007
(juillet 2008). Les industries canadiennes de la
viande rouge (bœuf et porc) ont le plus bénéficié de la libéralisation des
marchés. Ce document évalue les avantages de l’ALENA en tenant compte des
nombreux autres changements qui ont contribué à la croissance des industries de
la viande rouge.
- « Libéralisation du commerce des
oléagineux : une évaluation » (juillet 1998). Ce document présente une analyse similaire du marché des oléagineux.
- Intégration du secteur agroalimentaire
nord-américain (mars 2004). Ce document
décrit l’intégration de la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire.
- Effets des exportations agroalimentaires sur le
revenu agricole (avril 2000). Ce document
complète l’évaluation globale qui illustre le lien entre l’accroissement du
commerce agroalimentaire et les revenus agricoles.
Le gouvernement s’engage à surveiller les
enjeux de manière continue.
RECOMMANDATION 3.5
Le Comité réitère
que le gouvernement regarde dans quelle mesure les produits agricoles importés
ne satisfont pas aux mêmes normes exigées pour les producteurs canadiens et
recommande que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour mettre en
œuvre la motion M-460.
Selon les obligations
du Canada imposées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les produits
importés doivent être traités de la même façon que les produits nationaux. En
clair, cela signifie que tous les produits agricoles vendus ou commercialisés
au Canada, qu’ils soient importés ou produits au pays, doivent respecter les
mêmes normes strictes canadiennes.
L’Agence canadienne d’inspection
des aliments (ACIA) réalise plusieurs activités pour vérifier que les produits
importés respectent les normes canadiennes. Compte tenu du grand nombre de
produits qui entrent au pays, l’ACIA a adopté une méthode de gestion des
produits importés axée sur les risques. De plus, l’Agence effectue des
contrôles avant la frontière, à la frontière et après la frontière, au besoin
et dans le respect de la loi, pour vérifier que les articles importés sont
conformes aux exigences réglementaires.
Le gouvernement est d’accord
avec la recommandation de mettre en œuvre la motion M‑460. Cette
motion énonce que le gouvernement devrait veiller à ce
que les outils de gestion de la production mis à la disposition des
agriculteurs canadiens soient semblables à ceux offerts par les autres
administrations nationales en considérant équivalents les processus d’approbation
de la recherche scientifique et de la réglementation agricole de Santé Canada
et de l’ACIA.
Les outils de gestion
de la production sont des intrants agricoles qui comprennent un large éventail
de produits agricoles réglementés par le gouvernement fédéral. Ces outils
peuvent être de l’engrais, des semences et des produits biologiques à usage
vétérinaire qui sont réglementés par l’ACIA ou des pesticides et des
médicaments vétérinaires qui sont réglementés par l’Agence
de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA)
et la Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada, respectivement. Le
Centre de la lutte antiparasitaire d’AAC produit également des données et prépare des présentations à l’ARLA pour les agriculteurs
canadiens qui veulent obtenir de nouveaux outils de protection des cultures qui
sont efficaces.
Le gouvernement
reconnaît que la compétitivité mondiale du secteur agricole est essentielle à
la prospérité économique du Canada et que la disponibilité des outils de
production agricole assure l’avantage concurrentiel du Canada. À cet égard, il
s’efforce continuellement de trouver et d’apporter des améliorations facilitant
l’accès aux outils de production, sans pour autant compromettre la santé et la
sécurité des Canadiens.
Le gouvernement
convient également qu’il doit poursuivre ses activités de coopération
internationale avec les pays membres de l’Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE) dans le but de minimiser le désavantage
concurrentiel auquel les producteurs peuvent faire face en raison des
différences sur le plan de l’accès. Grâce aux efforts continus du gouvernement,
les producteurs agricoles canadiens ont davantage accès à de nouveaux
pesticides et médicaments vétérinaires et moins d’obstacles de
commercialisation des produits alimentaires sans pour autant compromettre les
normes canadiennes de protection de la santé et de l’environnement.
Des efforts
considérables ont été déployés pour harmoniser les processus réglementaires
régissant l’examen des nouveaux pesticides avec ceux des partenaires
internationaux. Le processus d’examen conjoint mondial de l’OCDE semble être l’approche
préconisée, puisque la plupart des nouveaux pesticides agricoles sont lancés au
moyen de ce processus. Grâce à ce processus, tous les nouveaux pesticides
faisant l’objet d’un examen aux ÉtatsUnis sont examinés en même temps au
Canada.
En outre, Santé Canada
continue de collaborer avec les producteurs pour signaler les pesticides et les
applications employées aux ÉtatsUnis, qui ne sont pas encore homologués au
Canada. Au début 2009, Santé Canada, en collaboration avec des groupes de
producteurs et des titulaires de pesticides, a créé la Base de données sur les
priorités pour les producteurs canadiens, qui a permis de cerner ces lacunes et
d’établir les priorités de leurs besoins par produit en vue d’éclairer les
décisions d’homologation.
Dans le but de réduire la
duplication et les délais d’approbation dans le cadre de l’examen des demandes
d’homologation des médicaments vétérinaires, Santé Canada tient compte le plus
possible des travaux d’autres pays.
De plus, Santé Canada
collabore avec des organismes internationaux, comme le Codex Alimentarius et l’International
Cooperation on Harmonization of Technical Requirements for Registration of
Veterinary Medicinal Products [Coopération internationale pour l’harmonisation
des exigences techniques pour l’enregistrement des produits médicaux
vétérinaires] dans le but d’harmoniser les exigences techniques applicables à l’homologation
des médicaments vétérinaires. Santé Canada travaille aussi en collaboration
avec des fabricants de médicaments en vue de promouvoir la présentation
simultanée des demandes aux ÉtatsUnis et au Canada pour permettre aux
producteurs canadiens d’avoir accès
à des médicaments vétérinaires en même temps que leurs homologues américains.
Santé Canada modernise
également le processus de présentation des produits alimentaires avant
commercialisation, y compris les additifs alimentaires, et travaille activement
à réduire les arriérés au chapitre des modifications réglementaires en attente,
y compris celles visant les additifs alimentaires.
L’ACIA a déjà pris des
mesures pour réduire le fardeau réglementaire excessif et rationaliser les
processus réglementaires permettant ainsi aux agriculteurs d’accéder en temps opportun
aux outils de production. Elle continuera d’améliorer le processus
réglementaire et d’étudier de nouvelles façons de favoriser l’accès aux outils
de production agricole. Des efforts importants ont été
déployés pour rationaliser les processus réglementaires et améliorer l’accès
aux engrais pour les agriculteurs. Par exemple, l’ACIA a déjà mis en place des
normes de service, prolongé la période d’homologation et éliminé les arriérés
pour les présentations d’engrais. L’ACIA s’emploie également à moderniser les
normes et les définitions en matière d’engrais et de suppléments afin d’améliorer
l’uniformité avec les règlements d’autres pays (États-Unis et l’Union européenne)
et à réévaluer les normes de prestation de services afin de déterminer s’il est
possible d’améliorer l’efficacité du processus d’examen des dossiers. En ce qui a trait aux produits biologiques vétérinaires,
les normes et les processus de réglementation canadiens ont été harmonisés avec
ceux des États-Unis, de sorte qu’il n’est pas nécessaire de réaliser d’autres
études et essais pour la plupart des produits approuvés aux États-Unis avant
leur homologation au Canada. En outre, un nouveau cadre d’homologation flexible
pour les nouvelles variétés de semences a récemment été mis en place afin de
réduire le fardeau réglementaire et de permettre un accès plus rapide à de
nouvelles variétés.
RECOMMANDATION 3.6
Le Comité recommande que, en ayant à
l'esprit le préjudice que posent les monopoles aux producteurs canadiens, le
gouvernement considère d'autres modèles, incluant celui des États-Unis, qui
traitent de concurrence et qui permettent au gouvernement d'exercer plus de
pouvoir afin de démanteler, ou sinon gérer, les monopoles présents dans le
secteur agricole.
Le gouvernement est d’accord avec l’importance
d’avoir un système de politiques en matière de concurrence qui est fort et
efficace.
Le Groupe d’étude
sur les politiques en matière de concurrence, établi en 2007, a reçu le
mandat d’examiner les lois et les politiques qui assureront la croissance
économique continue du Canada et de rendre compte de cet examen. À la suite de
recherches et de consultations intensives, qui comprend la comparaison de notre
système de politiques en matière de concurrence avec celui d’autres pays, y
compris les États-Unis, le Groupe d’étude a conclu, dans son rapport définitif,
que les politiques et les institutions canadiennes en matière de concurrence
sont bien conformes à celles d’autres grands pays.
De plus, il
conclut que la Loi sur la concurrence (la Loi) est reconnue à l’échelle
internationale comme étant à la fois moderne et flexible et, selon le Groupe d’étude,
n’est pas un obstacle à la compétitivité globale du Canada.
Selon le
Groupe d’étude, quelques modifications à la Loi entraîneraient
des améliorations à long terme pour la productivité du pays. En 2009, le
gouvernement a répondu à ces recommandations et a apporté à la Loi les
modifications les plus importantes depuis les 20 dernières années. Ces
modifications visaient à améliorer la prévisibilité, l’efficience et l’efficacité
de la mise en application et de l’administration de la Loi. Ces
modifications comprennent des sanctions administratives pécuniaires contre l’abus
de position dominante (abus de pouvoir de monopole) et l’introduction d’un
processus d’examen de fusionnement en deux temps qui concorde davantage
avec l’approche adoptée aux États‑Unis.
Le
gouvernement est d’avis que les monopoles ne permettent pas de créer un maximum
de débouchés pour les agriculteurs. Le gouvernement continuera de travailler
avec les producteurs de céréales de l’ouest du Canada pour qu’ils continuent d’avoir
le choix de vendre leur blé et leur orge sur le marché libre ou par l’intermédiaire
de la Commission canadienne du blé (CCB).
RECOMMANDATION 3.7
Le Comité recommande que l'Agence
canadienne d'inspection des aliments et l'Agence de réglementation de la lutte
antiparasitaire poursuivent leurs efforts d'harmonisation avec les États-Unis
et d'autres pays pour réduire les désavantages concurrentiels du secteur
agroalimentaire canadien et pour faire en sorte que les agriculteurs canadiens
aient rapidement accès aux dernières technologies, y compris les médicaments
vétérinaires et les produits antiparasitaires.
Le gouvernement est d’accord pour poursuivre
les efforts d’harmonisation avec les États‑Unis et d’autres pays pour
réduire les désavantages concurrentiels du secteur agroalimentaire canadien et
pour faire en sorte que les agriculteurs canadiens aient rapidement accès aux
dernières technologies.
L’élaboration de processus de
réglementation harmonisés à l’échelle internationale pour accélérer et
rationaliser le processus réglementaire d’approbation demeure l’un des
objectifs clés du gouvernement du Canada. L’ACIA et Santé Canada reconnaissent
que la collaboration interministérielle et les efforts d’harmonisation
internationaux sont essentiels à l’atteinte de cet objectif. Ces activités
facilitent l’échange de pratiques exemplaires entre les ministères, les
organismes et les partenaires commerciaux afin que les normes de protection
demeurent élevées et que les différences réglementaires inutiles entre les pays
soient réduites.
L’ACIA et Santé Canada s’investissent dans
plusieurs organismes internationaux d’établissement des normes afin de
rationaliser et d’harmoniser le processus d’approbation de produits et d’améliorer
l’accès à des produits de gestion de la production novateurs et efficaces.
L’ACIA et Santé Canada poursuivront leur
collaboration et travailleront de concert avec les États-Unis et d’autres
partenaires commerciaux dans le but d’harmoniser autant que possible les
approches, les normes et la mise en commun de données. Cette collaboration
assurera aux agriculteurs un meilleur accès à des outils novateurs, supérieurs
et sécuritaires de gestion de la production.
RECOMMANDATION 1.0
(CONSERVATEUR)
Que le
gouvernement du Canada, le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et
le ministre du Commerce international poursuivre leurs efforts visant
l’ouverture des marchés étrangers aux produits agricoles canadiens afin
d’accroître l’accès des jeunes agriculteurs aux marchés.
Le gouvernement
est d’accord avec la recommandation de poursuivre les efforts en vue d’ouvrir
les marchés internationaux aux produits agricoles du Canada dans le but d’améliorer
l’accès au marché des jeunes agriculteurs.
Le gouvernement
a pour but d’établir un commerce agricole stable et sécuritaire avec les pays
et il est déterminé à accroître les débouchés au moyen d’un vigoureux plan d’action
bilatéral et régional de négociations commerciales. À cet égard, les ministres
d’AAC et du Commerce international ont mené diverses missions dans de nombreux
marchés dans le but d’éliminer les restrictions imposées aux produits agricoles
canadiens et d’améliorer l’accès au marché de ses producteurs.
En réponse à une recommandation de l’industrie,
le Secrétariat à l’accès aux marchés a été créé afin de rationaliser les
efforts concertés du gouvernement, des associations de l’industrie et des
provinces, et de travailler ardemment et de façon stratégique au maintien, à la
reprise et à la création de marchés pour les exportations agricoles du Canada.
De concert avec des partenaires, on a donc adopté une approche stratégique et
soutenue pour assurer que les efforts soient synchronisés et pour tirer parti
des liens politiques, économiques et commerciaux actuels, et en tisser de
nouveaux. À cet effet, le Secrétariat à l’accès aux marchés, composé de membres
du personnel d’AAC ainsi que de l’ACIA, collabore avec Affaires étrangères et
Commerce international Canada pour soutenir cette approche concertée.
Le Canada vient de mettre en œuvre ou de
conclure des accords de libre-échange (ALE) avec le Pérou, la Colombie, l’Association
européenne de libre-échange, la Jordanie et le Panama. Outre ses négociations d’ALE
avec l’Union européenne, le Canada négocie actuellement des ALE avec l’Inde, la Corée, Singapour, les pays de l’Amérique centrale (c.-à-d. El Salvador,
Guatemala, Honduras et Nicaragua), la République dominicaine, la Communauté des
Caraïbes (CARICOM), l’Ukraine et le Maroc.
Grâce à tous
ces efforts ainsi qu’au soutien important du gouvernement d’organismes
internationaux clés comme l’OMC et d’organismes de normalisation reconnus,
comme l’Organisation mondiale de la santé animale, la Convention internationale
pour la protection des végétaux et le Codex Alimentarius, il continuera de
travailler à l’élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires afin d’améliorer
l’accès aux marchés des produits agricoles et agroalimentaires canadiens. Le
gouvernement s’est servi de ces forums pour défendre les intérêts du Canada
avec vigueur; en demandant, par exemple, la
création de groupes spéciaux de l’OMC sur les questions de la mention du pays d’origine
sur l’étiquette des États-Unis et sur l’interdiction d’importer du bœuf
canadien décrété par la Corée du Sud.
AAC continue de financer 35 postes de délégués commerciaux
dans 19 missions à l’étranger afin de prodiguer conseils et soutien à
l’industrie en matière d’exportation. Cela se traduit par l’aide au
développement des marchés, la détermination de pistes commerciales et le
soutien sur le terrain pour surmonter les obstacles à l’accès au marché. Le
ministère des Affaires étrangères et du Commerce international contribue
également de façon considérable au développement et à l’amélioration du
commerce pour le secteur dans 109 autres marchés grâce à son Service
des délégués commerciaux.
RECOMMANDATION 2.0
(CONSERVATEUR)
Que le
gouvernement du Canada poursuive ses efforts
visant l’adoption du projet de loi C-27 à la Chambre des communes.
Le gouvernement
a récemment déposé le projet de loi C-27 et il est donc d’accord avec la
recommandation susmentionnée.
Le 14 mai 2010,
le gouvernement du Canada a proposé le projet de loi C-27, Loi
réformant les modalités des paiements aux producteurs et la procédure d’élection
à la Commission canadienne du blé, à la Chambre des communes. Le projet de
loi avait pour but de moderniser la procédure d’élection des administrateurs de
la CCB et de rationaliser le processus d’approbation des activités se
rapportant aux comptes de mise en commun de la CCB et des paiements aux
producteurs.
Le
14 mai 2010, le projet de loi C-27 a été déposé et a reçu la première lecture. Grâce
à la réforme des critères d’admissibilité prévue dans le projet de loi C-27,
les producteurs qui dépendent des activités de la CCB pour leur subsistance
pourront être mieux représentés. Les producteurs ayant produit au
moins 40 tonnes de grain pendant l’année de l’élection ou pendant les
deux campagnes agricoles précédentes pourront voter lors de l’élection des
administrateurs. Conformément à la Loi sur la Commission canadienne du blé,
les grains comprennent le blé, l’orge, l’avoine, le seigle, le lin, le colza et
le canola.
Le projet de loi C-27 permettrait au
ministre, avec l’approbation du ministre des Finances, d’approuver les
activités se rapportant aux comptes de mise en commun de la CCB et les
paiements, et éliminerait l’exigence de l’approbation du gouverneur en conseil.
Cela réduirait le fardeau du processus tout en assurant une analyse approfondie
des niveaux de paiement, y compris ceux qui sont garantis par le gouvernement
en vue de minimiser le risque de déficits dans les comptes de mise en commun.
RECOMMANDATION 3.0
(CONSERVATEUR)
Que le gouvernement conservateur continue à défendre vigoureusement la gestion de l’offre au pays et à l’étranger.
Le gouvernement appui
la poursuite vigoureuse de la défense des intérêts des
industries axées sous la gestion de l’offre dans toutes les négociations
commerciales internationales
À l’échelle internationale, le Canada
continue à défendre vigoureusement les intérêts des industries axées sous la
gestion de l’offre dans toutes les négociations commerciales internationales.
Entre-temps, le Canada est toujours résolu à renforcer l’accès aux marchés pour
les exportateurs agricoles canadiens.
Afin de soutenir les secteurs soumis à la
gestion de l’offre, le gouvernement a pris des mesures en vertu de l’article
XXVIII de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce en vue d’établir
un contingent tarifaire sur les concentrés de protéines laitières, et le Canada
a mis en œuvre la clause de sauvegarde spéciale sur l’agriculture de l’OMC pour
les cas de hausses importantes et soutenues d’importations à un taux hors
contingent.
RECOMMANDATION 4.0
(CONSERVATEUR)
Que le
ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, l’Agence canadienne
d’inspection des aliments et Santé Canada fournissent un rapport annuel au
Comité concernant l’application de la motion M-460.
L’ACIA et Santé
Canada se sont engagés à fournir, sur une base annuelle, de l’information à
leurs ministres respectifs sur l’avancement du processus d’approbation des
outils de gestion de la production et des listes des produits approuvés et
rejetés.
Le gouvernement
convient de présenter au Comité permanent, sur demande, l’information
pertinente de ces documents dans le but de lui fournir une mise à jour sur les
progrès réalisés concernant le respect de l’objet du projet de loi M-460.
RECOMMANDATION 5.0
(CONSERVATEUR)
Que le
gouvernement et le ministre d'Agriculture et Agroalimentaire continuent de défendre l’imposition d’exigences rigoureuses en ce qui à trait
l’étiquetage « Produit du Canada ».
Le gouvernement
est d’accord avec la recommandation ci-dessus et continue de défendre les
exigences rigoureuses relatives à la mention « Produit du Canada ».
Le gouvernement
du Canada a élaboré les lignes directrices sur les mentions « Produit du
Canada » et « Fabriqué au Canada » sur les étiquettes des
aliments afin de fournir aux Canadiens les renseignements dont ils ont besoin
pour choisir les produits de nos agriculteurs et
transformateurs. Lorsque les lignes directrices sont entrées en vigueur
le 31 décembre 2008, le gouvernement s’est engagé à examiner la
politique une fois qu’elle serait en place depuis un certain temps. Afin de
respecter cet engagement, d’avril à septembre 2010, le gouvernement a
mené diverses consultations, comprenant des questionnaires en ligne, des
entrevues, des groupes de discussion, des tables rondes et de la recherche sur
l’opinion publique. Dans le cadre de l’examen, les consommateurs et les
intervenants de l’industrie ont été invités à partager leur opinion sur le
bien-fondé d’exempter certains ingrédients alimentaires, comme le sucre, le sel
ou le vinaigre, des exigences applicables à l’allégation « Produit du
Canada » et de supprimer les énoncés descriptifs qui accompagnent l’allégation
« Fabriqué au Canada ».
AAC a investi beaucoup d’argent dans la
stratégie de promotion de l’image de marque du Canada. Cette stratégie procure
à l’industrie et au gouvernement une plate-forme unique et axée sur la
recherche, qui permet aux entreprises alimentaires et agricoles canadiennes de
se démarquer sur les marchés internationaux en répondant aux attentes du reste
du monde. De nombreux intervenants du Canada – producteurs, fournisseurs,
fabricants, délégués commerciaux, autres représentants du gouvernement, etc. –
utilisent déjà la stratégie à l’échelle mondiale afin d’accroître la portée et
de rehausser le profil des produits alimentaires et agricoles canadiens. Lancée
en 2004, l’initiative de l’image de marque du Canada continue de prendre de l’ampleur
et elle a grandement contribué à maintenir les marchés internationaux existants
et à ouvrir les portes de nouveaux marchés.
Le gouvernement
est en train de revoir les lignes directrices à la lumière des commentaires
reçus et il déterminera, au début de l’année 2011, si des changements doivent
être apportés.
Les
consommateurs continuent de souhaiter vivement pouvoir identifier les produits
canadiens sur le marché. Le gouvernement du Canada demeure résolu à aider les
Canadiens à choisir des produits préparés ou transformés au Canada tout en
offrant la souplesse appropriée aux transformateurs canadiens. À cette fin, au
début de l’année 2011, AAC a lancé des projets pilotes dans des magasins
situés à Vancouver, à Ottawa et à Bay Roberts, à Carbonear et à Harbour Grace (situés à Terre-Neuve‑et‑Labrador) pour mettre
en valeur les produits alimentaires canadiens. Dans l’ensemble des magasins, les aliments canadiens
étaient identifiés par des bannières, des étiquettes posées sur les
étagères, des étiquettes avec la feuille d’érable posées sur les produits
et des circulaires en magasin et sur Internet. Cette initiative a pour but d’aider
les consommateurs à identifier les produits alimentaires canadiens et de les
encourager à acheter des produits canadiens. Les
données préliminaires des projets pilotes ont montré un accroissement des
ventes de produits clairement identifiés comme des produits canadiens.
RECOMMANDATION 1.0
(LIBÉRAL)
Il faut que le monde
agricole ait un intérêt direct dans l'élaboration des programmes de protection
du revenu qui sont requis. À cette fin, le gouvernement fédéral doit avant tout
« repartir sur des bases nouvelles » pour élaborer un nouveau train
de programmes de protection du revenu.
Dans l'optique de
cette recommandation, nous demandons au gouvernement fédéral d'organiser des
audiences à l'intention des agriculteurs dans tout le Canada afin de faire le
point sur l'efficacité ou l'inefficacité du train de programmes en vigueur, et
de s'engager à procéder aux ajustements nécessaires de façon à ce que ces
programmes répondent aux besoins des agriculteurs.
Le Cadre stratégique
pour l’agriculture actuel, Cultivons l’avenir, prendra fin en 2013.
Le gouvernement FPT ont commencé à travailler au cadre qui lui succédera CA 2,
ce qui comprend les discussions prochaines sur l’orientation future des
programmes de CA 2. En mai et en juin 2010, un vaste processus de
mobilisation en plusieurs étapes a commencé par une suite
de 15 séances de mobilisation régionales et nationales auxquelles ont
participé plus de 400 dirigeants agricoles, y compris des associations
de jeunes agriculteurs et d’autres intervenants clés de la chaîne de valeur. L’objectif
était de favoriser la discussion sur l’état actuel du secteur, d’examiner les
tendances émergentes à l’échelle nationale et mondiale et de présenter une
vision de ce à quoi pourrait ressembler l’industrie en 2020. Les questions
liées à la GRE ont aussi fait partie des discussions.
Au cours des prochaines
années, les intervenants du secteur auront de nombreuses occasions de revoir l’efficacité des programmes en vigueur et de fournir des commentaires aux gouvernements afin d’orienter l’élaboration
de CA 2.
RECOMMANDATION 2.0
(LIBÉRAL)
Il est
essentiel que le gouvernement fédéral se montre énergique et défende fermement
nos producteurs, confrontés aux effets des subventions massives et des aides
directes dont les autorités américaines et européennes font bénéficier leurs
propres producteurs.
Le
gouvernement fédéral devra intervenir directement
en invoquant les dispositions de nos accords commerciaux, ou instituer de
nouveaux programmes équivalents aux aides fournies par les États-Unis et les
pays de l’Union européenne aux agriculteurs.
Le gouvernement
du Canada est activement engagé dans les négociations commerciales
internationales en vue d’uniformiser les règles du jeu pour que les
agriculteurs, transformateurs et exportateurs canadiens; se tient prêt à exercer
nos droits en vertu des accords commerciaux existants; et
continue de développer des politiques de GRE pour qu’elles
répondent aux besoins des producteurs et des gouvernements.
Le Canada
participe activement aux négociations de l’OMC sur l’agriculture pour que les
règles du jeu soient plus équitables et plus uniformes à l’échelle
internationale pour ces producteurs, transformateurs et exportateurs agricoles.
Nos efforts en vue d’obtenir des résultats ambitieux à l’issue du cycle de Doha
comprennent l’élimination de toute forme de subventions à l’exportation et la
réduction substantielle du soutien intérieur ayant des effets de distorsion du
commerce, de même que l’amélioration réelle et significative de l’accès au
marché.
Le gouvernement déploie également des
efforts pour promouvoir les intérêts du secteur canadien de l’agriculture
commerciale au moyen d’un ambitieux plan d’action bilatéral et régional en
matière de commerce. Conformément à Avantage Canada et à la Stratégie
commerciale mondiale du gouvernement du Canada, ce plan d’action vient
compléter et renforcer les efforts du Canada à l’OMC et vise à élargir
davantage l’accès des producteurs et des transformateurs agricoles canadiens,
ainsi que des exportateurs à l’échelle internationale.
Le Canada est prêt à défendre nos droits en
vertu des accords commerciaux et à faire en sorte que nos partenaires
commerciaux respectent les règles (comme nous l’avons fait dans le cas du bœuf
traité aux hormones de l’Union européenne, de la mention du pays d’origine sur
l’étiquette aux États-Unis et du bœuf en Corée).
Au moyen de négociations entre le Canada et
l’Union européenne en vue d’un accord économique et commercial global (AECG),
nous voulons que l’Union européenne s’engage fermement à régler la question des
subventions à l’exportation, une préoccupation de longue date pour les
producteurs canadiens.
En ce qui concerne le soutien direct que
les gouvernements des États-Unis et de l’Union européenne offrent à leurs
producteurs, cela vaut la peine d’examiner l’estimation du soutien aux
producteurs (ESP), la mesure la plus largement acceptée à l’échelle
internationale. Depuis 2002, l’ESP au Canada, exprimée en pourcentage des
recettes agricoles brutes, est plus élevée qu’aux États-Unis. En 2009, l’ESP
au Canada était de 20 p. 100, comparativement à 10 p. 100 aux
États-Unis. Généralement, l’ESP de l’Union européenne 27 (UE27) a toujours
été plus élevée qu’au Canada. En 2009, l’ESP de l’UE27 était
de 24 p. 100, comparativement à 20 p. 100 au
Canada.
Le gouvernement fédéral s’engage à mettre
en œuvre des politiques de GRE qui répondent aux besoins des producteurs et des
gouvernements. En 2007, les gouvernements FPT ont présenté un ensemble de
programmes de GRE améliorés pour aider les producteurs à atténuer les risques
liés à leurs activités commerciales de façon efficace. L’ensemble des
programmes de GRE a pour but de fournir du soutien à la stabilité des
producteurs. Les programmes sont conçus en vue de minimiser la distorsion des
décisions liées à la production et à la commercialisation afin de ne pas
empêcher les modifications nécessaires pour promouvoir la compétitivité et la
viabilité à long terme.
Les programmes de GRE, comme
Agri-stabilité, sont fondés sur la demande, et les paiements de programmes
reflètent la santé financière de l’ensemble du secteur.
Depuis 2007, les producteurs ont
reçu plus de 6 milliards de dollars en soutien dans le cadre de
l’ensemble des programmes FPT de GRE.
Le gouvernement fédéral préconise toujours
que les programmes de GRE soient conçus de sorte à ne pas exposer le Canada à
des mesures commerciales. De nombreux secteurs de l’agriculture du Canada
dépendent des marchés d’exportation. Le respect de nos obligations commerciales
internationales, y compris la limite de dépenses ayant des effets de distorsion
déterminée par l’OMC, nous permet de minimiser les risques commerciaux et de
poursuivre l’exportation des produits agricoles du Canada.
RECOMMANDATION 3.0
(LIBÉRAL)
Que le
Comité de l’agriculture entreprenne d’urgence un examen approfondi des
pourparlers engagés par le gouvernement fédéral en vue de la conclusion d’un
accord de libre échange entre le Canada et l’Union européenne, et qu’il fasse
rapport de ses conclusions à la Chambre.
Le gouvernement
du Canada appui le Comité permanent pour qu’il examine et continue de
surveiller les négociations entre le Canada et l’Union européenne en vue d’un AECG
et les répercussions pour le secteur agricole. Le gouvernement est disposé à
présenter au Comité permanent et à d’autres comités des mises à jour sur l’état
des négociations.
En 2009, le Canada
et l’Union européenne ont entamé des négociations en vue d’un AECG. En
octobre 2008, avant d’entreprendre les négociations, le gouvernement du
Canada a publié une étude conjointe réalisée avec l’Union européenne sur les
coûts et les avantages d’un tel projet. Cette étude a démontré qu’il serait
très avantageux d’améliorer nos relations économiques avec nos partenaires de l’Union
européenne. Par la suite, le périmètre d’un AECG a été défini dans le Rapport
conjoint sur la définition du périmètre d’un accord économique approfondi entre
l’Union européenne et le Canada, publié en mars 2009. Ce rapport
contient un vaste programme de négociations et fournit une base solide pour
permettre au Canada de veiller à ses principaux intérêts offensifs dont l’accès
aux marchés pour les produits et services, les règles sur l’investissement, les
questions réglementaires et l’amélioration de la mobilité de la main-d’œuvre.
Comme pour toutes les négociations commerciales, l’accord définitif fera l’objet
d’un examen complet par le Parlement avant d’être ratifié et mis en œuvre.
Jusqu’à présent, six cycles de négociations ont eu lieu.
RECOMMANDATION 4.0 (LIBÉRAL)
Il est
essentiel que le gouvernement fédéral se déclare sans réserve en faveur de
notre système de gestion de l’offre dont les trois piliers sont la gestion de
la production, la prévisibilité des importations et un mécanisme
d’établissement des prix – des facteurs qui garantissent une production
alimentaire de qualité et un rendement raisonnable aux producteurs – et qu’il
se déclare également en faveur de la Commission canadienne du blé, telle
qu’elle est constituée actuellement, et admette ainsi que ce sont les
agriculteurs de l’Ouest canadien affiliés à la CCB qui détermineront l’avenir
de cette institution.
Le gouvernement du Canada appuie
entièrement la gestion de l’offre. La gestion de l’offre est le programme de GRE
que les producteurs laitiers, avicoles, d’œufs et d’œufs d’incubation ont
adopté comme étant le meilleur choix. À l’échelle internationale, le Canada
continue de défendre vigoureusement les intérêts du secteur de la gestion de l’offre
dans toutes les négociations commerciales internationales.
Le gouvernement du Canada pense que les
agriculteurs sont les mieux placés pour prendre des décisions sur la façon de
commercialiser leurs produits. Le gouvernement comprend que certains
agriculteurs souhaitent que la CCB commercialise leurs grains tandis que d’autres
préconisent la modification du guichet unique d’organismes de commercialisation
de la CCB de sorte qu’ils puissent choisir à qui ils vendent leurs grains.
Un vote sur le système de commercialisation
organisé auprès des producteurs d’orge des Prairies en février et en mars 2007
a indiqué que 62 p. 100 des producteurs étaient en faveur d’un
changement.
RECOMMANDATION 5.0
(LIBÉRAL)
Que le gouvernement fédéral prenne
des mesures ayant pour objectifs :
a) des modes de vie sains, notamment en consacrant 80 millions de dollars à l’établissement
d’un Fonds d’achat local pour promouvoir les marchés de produits locaux; en
finançant à hauteur de 40 millions de dollars un programme « Bon départ », afin
d’aider 250 000 enfants de familles à faible revenu à avoir accès à des
aliments sains; en introduisant une réglementation progressiste sur
l’étiquetage, axée sur la santé, ainsi que des normes rigoureuses sur les
acides gras trans et en lançant un programme « Choix sains », afin d’aider les
Canadiens à savoir comment se nourrir sainement;
Le gouvernement a fait des progrès considérables
et a déjà introduit un étiquetage nutritionnel obligatoire dans le but de
diminuer la teneur en gras trans dans les produits alimentaires canadiens.
Le gouvernement du Canada est déterminé à aider
les Canadiens à maintenir et à améliorer leur état de santé. La saine
alimentation joue un rôle essentiel dans la promotion de la santé et la diminution des
risques de maladies chroniques liées à la nutrition. Aborder les questions
liées à l’alimentation et à la nutrition constitue un défi de taille qui
exigera une approche multisectorielle et à plusieurs niveaux à long terme. Il
faudra un effort concerté de tous les secteurs et tous les ordres de
gouvernement pour promouvoir une alimentation saine. Le gouvernement du Canada
est déterminé à élaborer et à promouvoir des politiques et des programmes qui
améliorent la santé des Canadiens, et de nombreuses initiatives sont déjà en
cours pour soutenir une alimentation saine.
À leur réunion annuelle de 2010, les
ministres de la Santé des gouvernements FPT ont convenu d’accorder plus d’attention
à aider les enfants, et tous les Canadiens, à mener une vie plus saine. Les
ministres ont adopté une Déclaration sur la prévention et la promotion et ont rendu
public un cadre d’action pour freiner l’obésité juvénile intitulé
« Freiner l’obésité juvénile : Cadre d’action fédéral, provincial et
territorial pour la promotion du poids santé ». Au moyen de ce cadre, les
ministres FPT ont convenu de faire de l’obésité juvénile une priorité, de parrainer
cet enjeu et de coordonner les travaux dans de nombreux secteurs de la société
canadienne.
Les ministres FPT de la Santé collaboreront pour
freiner l’obésité chez les personnes de moins de 18 ans en se
concentrant sur trois priorités stratégiques essentielles :
- Rendre les milieux où les
enfants vivent, apprennent et jouent plus propices à l’activité physique et à
une saine alimentation;
- Déterminer le risque d’obésité
chez les enfants et s’y attaquer rapidement;
- Rendre plus nombreux et accessibles
les aliments nutritifs et diminuer la publicité destinée aux enfants portant
sur des aliments et des boissons riches en gras, en sucre ou en sodium.
Le gouvernement continue d’élaborer et de
promouvoir des lignes directrices relatives à la saine alimentation, comprenant Bien manger avec le Guide alimentaire canadien, pour aider les Canadiens
à choisir des aliments sains. Ces lignes directrices soutiennent des
politiques, normes et programmes éducatifs sur la nutrition et la santé ainsi
que des initiatives de planification de repas partout au Canada; de plus, elles
servent de fondement à de nombreuses autres initiatives sur la nutrition.
Le gouvernement poursuit également ses efforts
pour aider les Canadiens à mieux comprendre l’information qui figure sur les
étiquettes. En collaboration avec Produits alimentaires et de consommation du
Canada, le gouvernement du Canada a récemment lancé la Campagne d’éducation sur
le tableau de la valeur nutritive. La campagne a pour objectif d’aider les
Canadiens à mieux comprendre le tableau de la valeur nutritive afin qu’ils
puissent faire des choix d’aliments éclairés. Il s’agit d’une campagne à volets
multiples qui présente des messages aux consommateurs par divers moyens, dont l’emballage
des produits en magasin, les publicités télédiffusées et imprimées à l’échelle
nationale, le site Web de Santé Canada et les médias sociaux.
Santé Canada a adopté une approche à volets
multiples, comprenant l’étiquetage nutritionnel obligatoire, afin de diminuer
la teneur en gras trans des produits alimentaires canadiens. Le Canada a été le
premier pays à exiger la déclaration du pourcentage de gras trans sur les
étiquettes de la majorité des aliments préemballés en établissant des
règlements d’étiquetage publiés le 1er janvier 2003. L’étiquetage
nutritionnel obligatoire, de concert avec l’éducation des consommateurs, avait
pour but d’aider les consommateurs à choisir des aliments plus sains en vue de
diminuer leur consommation de gras trans. Cette exigence avait également pour
but, en partie, d’inciter l’industrie alimentaire à diminuer la teneur en gras
trans des aliments.
Un groupe d’étude multipartite appelé
« Groupe d’étude sur les gras trans » a été créé en vue d’élaborer
des recommandations et des stratégies concrètes afin d’éliminer efficacement
les gras trans artificiels des produits alimentaires canadiens. Le rapport définitif
produit par le Groupe d’étude, TRANSformer l’approvisionnement alimentaire,
a été publié le 28 juin 2006 et il comprenait des
recommandations visant à limiter la quantité totale de gras trans dans les
aliments au moyen de règlements. Le 20 juin 2007, Santé Canada a
annoncé qu’il adoptait les limites recommandées par le Groupe d’étude et il a
donné deux ans à l’industrie pour se plier volontairement à ces
limites. Si des progrès significatifs n’avaient pas été atteints durant cette
période, Santé Canada procéderait à la réglementation.
Dans l’ensemble, les résultats du programme de
surveillance de Santé Canada indiquent que cette approche volontaire a permis à
l’industrie de faire des progrès de réduction de la quantité de gras trans dans
les aliments, tout en n’augmentant pas la teneur en gras saturés. Néanmoins,
les résultats démontrent également que certains secteurs traînent de l’arrière.
Par exemple, certains produits de boulangerie et produits non étiquetés
continuent d’être riches en gras trans. Par conséquent, Santé Canada a conclu
que bien que des progrès importants aient été réalisés grâce à l’approche
volontaire, il faudra réduire davantage la teneur en gras trans des aliments
pour respecter entièrement les objectifs de santé publique et diminuer les
risques de maladies cardiovasculaires. Santé Canada cherche la meilleure façon
d’atteindre ces objectifs et envisage notamment d’évaluer le fonctionnement d’une
approche réglementaire.
Comme l’indique la réponse à la
recommandation 2.6, l’approche de promotion des aliments locaux du
gouvernement fédéral reposait sur des activités nationales de sensibilisation
et d’éducation à l’égard de l’industrie agricole et agroalimentaire dans le but
d’aider les consommateurs à faire des choix alimentaires éclairés.
En 2008, par exemple, AAC a soutenu financièrement la création de Marchés
agricoles Canada, un organisme national qui représente les besoins des marchés
agricoles. De plus, au début de l’année 2011,
AAC a lancé des projets pilotes dans des magasins situés à Vancouver, à Ottawa et
à Bay Roberts, à Carbonear et à Harbour Grace (situés à Terre‑Neuve‑et‑Labrador)
dans le but de mettre en valeur les produits alimentaires canadiens. Dans l’ensemble des magasins, les aliments canadiens
étaient identifiés par des bannières, des étiquettes posées sur les
étagères, des étiquettes avec la feuille d’érable posées sur les produits
et des circulaires en magasin et sur Internet. Cette initiative a pour but d’aider
les consommateurs à identifier les produits alimentaires canadiens et de les
encourager à acheter des produits canadiens. Les
données préliminaires des projets pilotes ont montré une hausse des ventes de
produits clairement identifiés comme des produits canadiens.
b) La
salubrité des aliments, en mettant en œuvre
toutes les recommandations du rapport Weatherill et en finançant à hauteur de
50 millions de dollars l’amélioration des inspections alimentaires ainsi que
des mesures visant à garantir que les produits alimentaires importés respectent
les normes rigoureuses appliquées à nos propres produits.
Le gouvernement soutient les recommandations du
rapport Weatherill. En septembre 2009, il s’est engagé à répondre à toutes les
recommandations du rapport et a investi 75 millions de dollars dans le système d’assurance de la salubrité des aliments en mettant l’accent sur la réduction des risques relatifs à la salubrité des aliments, sur le
renforcement de la surveillance et l’amélioration de l’intervention d’urgence.
Le gouvernement du
Canada considère la salubrité des aliments comme une grande priorité et il est persuadé
que l’amélioration continue du système de salubrité des aliments profitera à
tous les Canadiens, y compris toutes les générations d’agriculteurs canadiens.
En réponse à l’éclosion
de listériose de 2008, le gouvernement du Canada a immédiatement pris de
nombreuses mesures pour réduire le risque posé par la possibilité d’éclosions
semblables à l’avenir. Entre autres, Mme Sheila Weatherill a
été embauchée pour diriger une enquête indépendante sur les circonstances de l’éclosion
et formuler des recommandations afin de renforcer le système de salubrité des
aliments. Dans son rapport publié en juillet 2009, Mme Weatherill
indique que le système de salubrité des aliments du Canada est l’un des
meilleurs au monde; toutefois, elle indique des façons possibles pour l’améliorer
et propose 57 recommandations à l’intention du gouvernement et de l’industrie
de transformation de la viande afin de mieux protéger les Canadiens.
En réponse, le gouvernement a
annoncé un investissement immédiat de 75 millions de dollars
sur trois ans et il s’est engagé à répondre à chacune de ces
recommandations. Par la suite, le Budget de 2010 a prévu verser un montant
annuel supplémentaire de 13 millions de dollars pour deux ans à
l’ACIA afin d’augmenter sa
capacité d’inspection des installations de transformation de la viande et de la
volaille. Ces montants s’ajoutent à l’investissement de 489,4 millions
de dollars sur cinq ans débutant en 2008 promis par le
gouvernement aux fins du Plan d’action pour assurer la salubrité des
produits alimentaires et de consommation du Canada, qui traite, entre
autres, de questions liées à la salubrité, du besoin d’améliorer la
surveillance fédérale des produits alimentaires importés et manufacturés.
À ce jour, le
gouvernement du Canada a réalisé des progrès considérables en ce qui concerne
la mise en œuvre des recommandations de Mme Weatherill grâce à
un effort concerté entre AAC, l’ACIA, Santé Canada et l’Agence de santé
publique du Canada. L’industrie alimentaire a également un rôle important à
jouer dans la mise en œuvre des recommandations. À cette fin, le gouvernement
travaille avec tous les acteurs du système de salubrité des aliments pour
améliorer la salubrité des aliments pour les Canadiens et il a incité l’industrie
de transformation de la viande à faciliter la mise en
œuvre des recommandations destinées au secteur des viandes prêtes à manger. Des
rapports d’étape sont régulièrement publiés et à l’automne 2011, un
rapport définitif sur la mise en œuvre des recommandations de Mme Weatherill
sera partagé avec les Canadiens, de même qu’une évaluation de leur incidence
sur les systèmes de salubrité des produits alimentaires canadiens.
Tous les aliments vendus au Canada, qu’ils soient nationaux ou importés,
doivent se conformer aux règlements et à la Loi sur les aliments et drogues ainsi qu’aux règlements et à la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des
produits de consommation. Les importateurs doivent démontrer que leurs
produits alimentaires répondent aux mêmes normes élevées établies par le Canada
pour les producteurs nationaux. Toutefois, le système de salubrité des aliments
exige un effort soutenu, tant du gouvernement que de l’industrie, en réponse à
la mondialisation, à la complexité des chaînes d’approvisionnement et à un
environnement où les risques sont en constante évolution. Quant au
gouvernement, il continuera d’améliorer sa surveillance des produits
alimentaires importés maintenant et à l’avenir.
Dans le cadre du Plan
d’action pour assurer la salubrité des produits alimentaires et de consommation
du Canada, l’ACIA a pris de nombreuses mesures qui ont amélioré les contrôles des
produits alimentaires importés. Ces mesures comprennent des opérations éclair
non annoncées qui sont effectuées par des équipes de surveillance des
importations, ainsi que l’augmentation du nombre d’analyses effectuées sur les
aliments à risque élevé qui sont importés au Canada. L’Agence a également
établi une approche intégrée pour prévoir et établir les priorités des
activités annuelles d’inspection, d’échantillonnage et d’analyse. Cette
approche aide les inspecteurs à cibler les efforts là où les risques sont plus
élevés.
c) Des
revenus agricoles viables, en « repartant sur
des bases nouvelles » afin de définir, en collaboration avec les agriculteurs,
des programmes réalistes et sûrs, et en rétablissant le fonds Agri-Flexibilité
afin d’offrir des programmes régionaux souples pour aider les agriculteurs à
assumer leurs coûts de production.
Bien que le gouvernement se soit engagé à élaborer des programmes
agricoles pratiques et qui se prêtent à un concours bancaire, il ne croit pas
nécessaire d’utiliser Agri-flexibilité pour des initiatives régionales reliées
aux coûts de production.
Étant donné que le Cadre stratégique pour l’agriculture actuel, Cultivons
l’avenir, prendra fin en 2013, les gouvernements FPT ont commencé à
travailler au cadre qui lui succédera : CA 2. En mai et en juin 2010,
un vaste processus de mobilisation en plusieurs étapes a été inauguré par une
série de 15 séances de mobilisation régionales et nationales auxquelles ont participé plus de 400 dirigeants
agricoles, y compris des associations de jeunes agriculteurs et d’autres
intervenants clés de la chaîne de valeur. L’objectif était de favoriser la
discussion sur l’état actuel du secteur, d’examiner les tendances émergentes à
l’échelle nationale et mondiale et de présenter une vision de l’industrie
en 2020. Les questions liées à la GRE ont aussi fait partie de ces
discussions.
Agri-flexibilité est un fonds quinquennal (de 2009 à 2014)
de 500 millions de dollars dont l’objectif est de faciliter la mise
en œuvre de nouvelles initiatives, tant à l’échelle fédérale qu’en partenariat
avec les provinces, les territoires et l’industrie. Ces initiatives ont pour
but de compléter les programmes de Cultivons l’avenir et d’améliorer la
compétitivité du secteur en finançant des mesures non liées à la GRE qui :
- aideront à réduire les coûts
de production ou à améliorer la durabilité de l’environnement pour le secteur (p. ex., grâce à l’Initiative Agri‑transformation qui favorise
l’adoption de technologies et de processus de fabrication novateurs et nouveaux
pour l’entreprise ou l’introduction de nouveaux produits pour les projets d’agri-transformation);
- encourageront l’innovation
dans la chaîne de valeur ou l’adaptation sectorielle;
- permettront de
prendre en compte les débouchés des marchés émergents et les enjeux
propres au secteur.
Les programmes non liés à la GRE aident davantage le secteur à être plus
concurrentiel et rentable à long terme. Seuls les projets non liés à la GRE
sont admissibles au programme Agri-flexibilité. De
plus, les nouveaux programmes doivent respecter les obligations commerciales
internationales du Canada et minimiser les risques d’imposition de droits
compensateurs.
d) La gestion
environnementale des terres agricoles, en renforçant
les programmes environnementaux des terres agricoles du Canada; en améliorant
la gestion des engrais et des pesticides; et en récompensant les agriculteurs
pour des initiatives axées sur la production d’énergie propre ou la
préservation de l’habitat faunique.
Le gouvernement est d’accord avec cette recommandation et a pris des
mesures pour renforcer les plans environnementaux des fermes, améliorer la
gestion des engrais et des pesticides et examiner des façons d’encourager les
agriculteurs dans leur rôle de production d’énergie propre et de protection de
l’habitat faunique.
Le gouvernement
du Canada et AAC sont parties prenantes du cadre stratégique actuel pour l’agriculture, Cultivons l’avenir; et, en partenariat avec les provinces du Canada,
soutiennent les plans environnementaux des fermes, la recherche et les
solutions techniques pour les agriculteurs.
Des programmes
incitatifs destinés aux producteurs mis en œuvre dans le cadre de Cultivons
l’avenir visent la gestion environnementale des terres agricoles au moyen
de plans environnementaux des fermes et de la mise en œuvre de diverses
pratiques de gestion bénéfiques pour aborder les questions comme la gestion des
engrais et des pesticides et la protection de l’habitat faunique. Cet ensemble de
programmes est administré par la province qui peut utiliser la quote-part du
fédéral selon les priorités provinciales.
Grâce
à divers programmes de subventions et de contributions, le gouvernement du
Canada et AAC explorent de nouvelles orientations environnementales et de
nouveaux programmes en vue de clarifier le rôle des agriculteurs et d’améliorer
les mécanismes de récompenses pécuniaires et autres dans des domaines de
recherche clés, comme la production d’énergie propre et la protection de l’habitat
faunique.
e) Leadership
international : promouvoir des aliments canadiens sur les marchés
étrangers et accroître la part du Canada sur les marchés d'exportation de
grande valeur tout en contribuant à la sécurité alimentaire en Afrique et dans
les pays les plus pauvres de la planète.
Le gouvernement
du Canada promeut activement les produits alimentaires canadiens à l’échelle
internationale et travaille de façon continue à l’expansion de la part du
Canada des exportations de grande valeur à l’étranger.
Par exemple, AAC
a grandement investi dans une stratégie de l’image de marque du Canada, créant
ainsi une plateforme unique fondée sur la recherche, qui permet à l’industrie
et au gouvernement de mettre en valeur les produits agricoles et alimentaires
canadiens sur les marchés internationaux en misant sur des caractéristiques que
le monde entier considère comme propres au Canada. La stratégie est déjà
utilisée partout dans le monde par des intervenants canadiens, y compris des
producteurs, fournisseurs, fabricants, délégués commerciaux et autres
représentants du gouvernement, afin d’accroître le rayonnement de l’image des
produits alimentaires et agricoles canadiens et de la rehausser. L’initiative
de promotion de l’image de marque du Canada, lancée en 2004, continue d’évoluer
et est essentielle au maintien des marchés internationaux actuels et à l’accès
à de nouveaux marchés.
AAC aide aussi les intervenants du domaine agricole canadien à accéder
aux marchés internationaux dans le cadre du programme Agri-marketing. Ce Programme
fournit à l’industrie, dont les petites et moyennes entreprises, les outils
dont elles ont besoin pour réussir sur les marchés mondiaux en améliorant leur
capacité de marketing et la compétitivité des secteurs canadiens de l’agriculture,
de l’agroalimentaire, du poisson et des produits de la mer. Le Programme
fournit un financement de contrepartie à l’industrie et aux exportateurs pour l’élaboration
et la mise en œuvre de stratégies de mise en marché à l’échelle internationale.
Il valorise également l’image de marque du Canada en encourageant sa promotion
et son utilisation pour distinguer les exportations agricoles canadiennes.
Finalement, le Programme aide à faciliter l’exportation des
produits du Canada en aidant les divers secteurs agricoles à répondre aux
intérêts commerciaux de l’industrie à l’échelle internationale.
Il est important
pour le Canada de promouvoir son secteur de l’agriculture, de l’agroalimentaire
et de ses produits agro-industriels et de multiplier ses débouchés commerciaux.
Toutefois, le gouvernement du Canada reconnaît aussi l’importance de la
sécurité alimentaire mondiale et il prend très au sérieux sa responsabilité d’aider
les pays les plus pauvres à assurer leur sécurité alimentaire. La sécurité
alimentaire mondiale est une préoccupation majeure pour le gouvernement du
Canada et elle fait partie des cinq priorités de l’aide au
développement international du Canada.
Pour assurer la
sécurité alimentaire, diverses mesures s’imposent; et le gouvernement du Canada
a mis en œuvre une approche concertée afin de prendre en compte cet important
enjeu.
AAC joue un rôle unique de concert avec d’autres organismes
gouvernementaux. Le Ministère possède l’expertise particulière lui permettant d’agir
dans ce domaine en se concentrant sur les mesures suivantes :
- Augmenter les débouchés et la participation
aux activités commerciales;
- Étendre et adapter l’innovation dans le
domaine agricole;
- Accroître la capacité agricole.
Au regard du
développement, l’Agence canadienne de développement international (ACDI), en
réponse à l’augmentation mondiale de l’insécurité alimentaire en 2007‑2008,
a lancé le 16 octobre 2009, sa Stratégie sur la sécurité
alimentaire, qui repose sur trois éléments : le développement agricole
durable; l’aide alimentaire et la nutrition; et la recherche et le
développement. La Stratégie sur la sécurité alimentaire guidera les programmes
de l’ACDI, qui visent à régler le problème de sécurité alimentaire dans les
pays les plus pauvres du monde, particulièrement en Afrique.
De plus, au
Sommet du G8 à L’Aquila, en Italie, le gouvernement du Canada a annoncé un
engagement de 1,18 milliard de dollars sur trois ans pour
contribuer au développement agricole durable, dont 600 millions de dollars
en ressources supplémentaires.
Les programmes de
développement agricole durable de l’ACDI visent des pays où la sécurité
alimentaire s’avère une priorité pour leur gouvernement national. Les projets
sont axés sur le renforcement de la capacité des petits exploitants agricoles,
en particulier les femmes, l’appui aux stratégies nationales et régionales sur
l’agriculture et la sécurité alimentaire ainsi qu’à leur mise en œuvre à tous
les niveaux. Les programmes cherchent également à favoriser la consolidation d’un
milieu propice au développement rural durable, la création de chaînes de valeur
intégrées, l’intégration des marchés agricoles ainsi que le renforcement des
mécanismes de reddition des comptes dans les ministères et organismes connexes.
Au nom du
gouvernement du Canada, l’ACDI est responsable de la priorité thématique qu’est
l’aide internationale pour la sécurité alimentaire. Dans le cadre de son
programme d’action sur l’efficacité de l’aide annoncé en 2009, le gouvernement
du Canada consacre 80 p. 100 de ses ressources bilatérales à
20 pays. Ceux‑ci ont été sélectionnés en fonction de leurs besoins
réels, de leur capacité à bénéficier de l’aide et de leur concordance avec les
priorités de la politique étrangère du Canada. Dans cette perspective et dans
le but d’améliorer le ciblage, l’efficacité et la reddition de comptes de l’aide
internationale du Canada, l’ACDI consacre l’essentiel de ses programmes
bilatéraux au développement agricole durable dans les pays visés de l’Afrique
subsaharienne, où se trouvent les populations dont la situation d’insécurité
alimentaire est la plus précaire au monde. Parallèlement à ces efforts, l’ACDI
collabore avec le ministère des Affaires étrangères et du Commerce
international et d’autres ministères fédéraux à promouvoir les ententes et les
mécanismes internationaux visant la sécurité alimentaire, par les voies
diplomatiques et multilatérales.
RECOMMANDATION 6.0 (LIBÉRAL)
Que le
gouvernement fédéral, en collaboration avec les intervenants du secteur
agricole ainsi que les autorités provinciales et territoriales, élabore une
politique et instaure des programmes visant la mise en place de
l’infrastructure éducative voulue pour soutenir le développement d’une
main-d’œuvre qualifiée – tant permanente que saisonnière – répondant aux
besoins de nos producteurs agricoles primaires.
Le gouvernement du
Canada va continuer à coopérer avec les intervenants de l’industrie ainsi que
les gouvernements provinciaux et territoriaux pour soutenir la mise en place de
l’infrastructure éducative voulue pour soutenir le
développement d’une main-d’œuvre qualifiée – tant permanente que saisonnière –
répondant aux besoins de nos producteurs du secteur de l’agriculture primaire.
Reconnaissant qu’il est essentiel d’investir
dans une main-d’œuvre qualifiée et inclusive pour favoriser la croissance
économique et la prospérité des Canadiens, le gouvernement du Canada offre un
soutien financier important aux provinces et territoires afin que ces derniers
investissent dans l’éducation postsecondaire et les programmes du travail.
Plus
particulièrement, les provinces et territoires sont responsables de la
prestation des programmes d’éducation postsecondaire auxquels le gouvernement
du Canada accorde environ 10,5 milliards de dollars en 2010-2011.
Cela comprend un soutien de 3,4 milliards de dollars aux provinces et
territoires pour les études postsecondaires dans le cadre du Transfert canadien
en matière de programmes sociaux, qu’ils peuvent affecter selon leurs priorités
respectives, et un soutien d’environ 7,1 milliards de dollars du
gouvernement fédéral pour aider les particuliers et leur famille, y compris un
financement direct et des mesures fiscales pour aider les étudiants et les
familles à épargner et à assumer les frais de scolarité (p. ex., le Programme
canadien de prêts aux étudiants, la Subvention canadienne pour l’épargne-études,
les régimes enregistrés d’épargne-études, les crédits d’impôt pour
frais de scolarité, études et manuels) et pour appuyer la recherche et les
activités connexes dans les établissements d’enseignement postsecondaire.
Le gouvernement du Canada consent aussi
environ 2,5 milliards de dollars par année aux provinces et
territoires pour les aider à concevoir et à offrir leurs propres programmes du marché
du travail grâce à des Ententes sur le développement du marché du travail et
les Ententes relatives au marché du travail. Ces ententes permettent aux provinces
et territoires de personnaliser leurs programmes selon les besoins de leurs
marchés du travail, y compris le secteur agricole s’il est jugé une priorité.
Dans le cadre du Programme d’infrastructure
du savoir (PIDS), une initiative établie dans le cadre du Plan d’action
économique du Canada, le gouvernement du Canada consent 2 milliards
de dollars à des projets d’infrastructure universitaires et collégiaux, y
compris la réparation, l’entretien et la construction. Le financement fédéral
couvre jusqu’à la moitié des coûts admissibles, et les provinces et territoires
ainsi que d’autres partenaires en assument le reste. Certains projets financés
dans le cadre de ce Programme appuient directement le perfectionnement des
compétences et la recherche portant sur le secteur agricole. Par exemple, le
PIDS fournit un soutien de 2,9 millions de dollars pour la réfection
du Olds College, comprenant la modernisation des installations de formation en
sciences appliquées, comme l’agriculture, l’horticulture, la recherche sur les
biocarburants, le compostage, la remise en état des terres et le recyclage de l’eau.
Le PIDS a fourni un soutien de 2,55 millions de dollars pour l’élaboration
de la Phase 2 du Smartpark de l’Université du Manitoba, qui abrite
des entreprises axées sur la technologie, y compris la biotechnologie, l’agriculture
et les sciences de la nutrition.
En plus de fournir du financement aux provinces
et territoires, le gouvernement fédéral, dans le cadre du Programme de conseils
sectoriels, travaille directement avec le secteur privé pour améliorer les
compétences des travailleurs adultes en finançant des activités comme l’accroissement
de l’investissement des employeurs dans le développement des compétences et la
promotion de l’apprentissage et de la formation en cours d’emploi. Les conseils
sectoriels sont des organisations de partenariats indépendants axés sur la
demande, qui réunissent des intervenants clés (employeurs, main-d’œuvre,
établissements d’enseignement et gouvernements) pour régler les principaux
problèmes liés au marché du travail et aux compétences dans un secteur donné.
Le Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture (CCRHA), l’un
des 34 conseils sectoriels, a été fondé en 2007 et cherche à favoriser la
participation de joueurs clés de l’industrie à la détermination et à la
résolution des problèmes liés aux ressources humaines et au marché du travail
de manière stratégique et concertée afin d’accroître davantage la compétitivité
à l’échelle mondiale de l’industrie agricole. Plus particulièrement, le CCRHA a
récemment créé une base de données exhaustive, www.agritalent.ca, qui comprend tous les
programmes de formation offerts par les établissements d’enseignement et les
associations agricoles. Le CCRHA travaille aussi de près avec l’Association des
collèges communautaires du Canada et l’Association des programmes de diplômes
en agriculture du Canada pour s’assurer que le programme est mis à jour et qu’il
tient compte des besoins des employeurs de l’industrie. Bien qu’à ce jour le
travail du CCRHA n’ait pas spécifiquement ciblé les besoins des jeunes
agriculteurs, le Conseil veille à ce que les comités de projet tiennent compte
du point de vue de la prochaine génération de producteurs agricoles.
RECOMMANDATION 1.0
(BLOC)
Afin
d'augmenter le bénéfice de transférer une ferme plutôt que la démanteler, le
Bloc Québécois propose d'accroître le montant admissible à la déduction pour
gain en capital pour biens agricoles de 750 000 $ à 1 000 000 $ et ce, seulement
pour les transactions à la suite desquelles il y aurait maintien de
l'exploitation.
L’ECGC actuelle
de 750 000 $ fournit un soutien important aux agriculteurs.
L’ECGC permet
aux agriculteurs de ne pas être imposés sur une partie relativement importante des
gains en capital réalisés sur le transfert d’une exploitation agricole. Un
agriculteur peut demander une ECGC maximale de 750 000 $ pour la
cession de l’exploitation agricole admissible ou le transfert de ce bien à un
enfant. L’ECGC s’applique sur une base individuelle de sorte que chaque
contribuable est admissible à une exonération maximale de 750 000 $.
Par conséquent, le montant peut être de 1,5 million de dollars si l’agriculteur
et sa conjointe ou l’agricultrice et son conjoint sont tous deux admissibles à
l’exonération. La limite de l’ECGC, qui s’applique aux gains en capital
réalisés au moment de la disposition de biens agricoles ou de biens de pêche
admissibles, ou d’actions admissibles de petites entreprises, a récemment été
augmentée pour passer de 500 000 $ à 750 000 $ dans le Budget de
2007. Il s’agissait de la première augmentation depuis 1988.
Les
agriculteurs peuvent aussi reporter l’impôt sur le transfert de certains types
de propriétés agricoles (p. ex., terres agricoles, biens amortissables comme
les bâtiments, et immobilisations admissibles comme les quotas laitiers), de
parts dans une société agricole familiale ou d’intérêts dans une société de
personnes agricole familiale à leurs enfants (petits-enfants ou arrière‑petits‑enfants)
afin de faciliter le transfert des entreprises agricoles d’une génération à l’autre.
RECOMMANDATION 2.0
(BLOC)
Que le
gouvernement fédéral étende la règle du roulement à d'autres transferts que les
« transferts parents-enfant ». Le Bloc Québécois propose d'étendre la règle du
transfert à d'autres membres de la famille immédiate âgés de moins de 40 ans
(frère et sœur, neveu et nièce, grands-parents et petits-enfants, etc.).
La disposition
sur le transfert intergénérationnel, qui permet un report d’imposition sur le
transfert d’une exploitation familiale admissible à un enfant, reconnaît les
défis particuliers que doivent relever ces entreprises dans la gestion continue
des exploitations agricoles familiales et l’importance de la participation de
la nouvelle génération à leurs activités.
Aux fins de la disposition sur le transfert intergénérationnel, un
« enfant » est défini de manière générale comme un enfant, un
petit-enfant ou un arrière‑petit-enfant d’une personne, ou de l’époux ou conjoint de fait de cette personne. La
définition d’« enfant » comprend aussi les personnes ayant été
totalement à charge du particulier avant l’âge de 19 ans.
L’ECGC permet à
un agriculteur de demander une exonération sur ses gains en capital, jusqu’à
concurrence de 750 000 $, découlant de la cession d’une exploitation
agricole admissible ou du transfert de ce bien à une personne, y compris un
frère ou une sœur, un neveu ou une nièce. L’ECGC s’applique sur une base
individuelle de sorte que chaque contribuable est admissible à une exonération
maximale de 750 000 $. Par conséquent, le montant peut être de
1,5 million de dollars si l’agriculteur et sa conjointe ou l’agricultrice
et son conjoint sont tous deux admissibles à l’exonération. Le Budget de 2007 a
augmenté la limite de l’ECGC qui est passée de 500 000 $ à
750 000 $. Il s’agissait de la première augmentation
depuis 1988.
RECOMMANDATION 3.0
(BLOC)
Que l'on
constitue un régime d'Épargne transfert agricole permettant aux producteurs
d'accumuler un fonds de retraite à l'abri de l'impôt. Les gouvernements
pourraient y apporter une contribution comme pour le régime d'épargne-étude.
Cette contribution serait conditionnelle au maintien de la ferme lors du
transfert.
Le gouvernement du Canada soutient déjà les
exploitations agricoles familiales dans la planification de leur relève grâce à
son régime fiscal. La Loi de l’impôt sur le revenu contient notamment un
certain nombre de mesures qui aident les entreprises agricoles à accumuler un
capital en vue de la retraite et qui facilitent le transfert intergénérationnel
des biens utilisés principalement dans les entreprises agricoles.
L’ECGC sur les
biens agricoles sert en partie à aider les agriculteurs à épargner de l’argent
pour leur retraite. Un agriculteur peut demander une ECGC pouvant aller jusqu’à
750 000 $ pour la cession d’une exploitation agricole admissible ou
le transfert de ce bien à un enfant. L’ECGC s’applique sur une base individuelle
de sorte que chaque contribuable est admissible à une exonération maximale de
750 000 $. Par conséquent, le montant peut être de 1,5 million
de dollars si l’agriculteur et sa conjointe ou l’agricultrice et son conjoint
sont tous deux admissibles à l’exonération. Le Budget de 2007 a augmenté la
limite de l’ECGC qui est passée de 500 000 $ à 750 000 $.
Il s’agissait de la première augmentation depuis 1988. En plus de cette exonération,
un agriculteur (tout comme les autres Canadiens) a aussi droit à une exonération
d’impôt distincte sur tout gain réalisé sur la cession de sa résidence
principale.
Les
agriculteurs peuvent aussi reporter l’impôt sur le transfert de certains types
de propriétés agricoles (p. ex., terres agricoles, biens amortissables comme
les bâtiments, et immobilisations admissibles comme les quotas laitiers), de
parts dans une société agricole familiale ou d’intérêts dans une société de
personnes agricole familiale à leurs enfants (petits-enfants ou arrière‑petits‑enfants)
afin de faciliter le transfert des entreprises agricoles d’une génération à l’autre.
De plus, l’ECGC peut servir à réduire l’impôt sur les gains en
capital découlant du transfert de propriétés agricoles admissibles (c.-à-d. si
le produit du transfert de la propriété agricole est supérieur au prix de base
rajusté).
Les
agriculteurs peuvent également profiter d’une réserve de gain en capital sur
une période de 10 ans lorsque les produits de la cession n’ont pas
entièrement été reçus et que la propriété a été transférée à l’enfant de l’agriculteur.
La réserve permet aux agriculteurs de répartir les gains en capital et la dette
fiscale correspondante sur une période maximale de 10 ans. Un minimum de
10 p. 100 des gains doit être déclaré chaque année. Cette obligation est utile
lorsque les gains en capital découlant de la cession sont supérieurs à l’ECGC.
Si un
agriculteur transfert son exploitation agricole à une personne pour laquelle il
ou elle ne peut pas utiliser la réserve de gains en capital de 10 ans ou
recourir au transfert intergénérationnel (p. ex., à un neveu, à une nièce ou à
une personne qui ne fait pas partie de sa famille), alors il ou elle peut
réclamer une réserve sur une période de cinq ans si les produits de la
cession ne sont pas tous recevables dans l’année de la vente. Dans ce cas, au
moins 20 p. 100 des gains doivent être déclarés chaque année.
Les
agriculteurs peuvent aussi bénéficier d’un traitement fiscal préférentiel en
matière d’épargne grâce aux régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) et aux
comptes d’épargne libres d’impôt (CELI). Les CELI représentent l’avancée la
plus importante en matière de traitement fiscal des épargnes personnelles
depuis le lancement des REER en 1957. Plus de 4,8 millions de Canadiens
contribuent à des CELI, qui sont offerts depuis janvier 2009. Ils y ont
déposé plus de 19 milliards de dollars. Le CELI est un compte d’épargne
flexible auquel les Canadiens peuvent contribuer pendant toute leur vie. Tous
les résidents canadiens âgés de 18 ans ou plus peuvent verser jusqu’à
5 000 $ par année dans un CELI, et ce, même après qu’ils aient
atteint 71 ans et qu’ils soient dans l’obligation de convertir les
économies placées dans des REER en revenus de retraite. Pour s’assurer que les
contributions annuelles conservent par la suite leur valeur réelle, le montant
maximal de 5 000 $ est indexé sur l’inflation, par tranche de
500 $.
RECOMMANDATION 4.0
(BLOC)
Assouplir
les règles du régime d'accession à la propriété pour permettre aux jeunes producteurs
d'obtenir en tout ou en partie une plus grande part d'une résidence détenue par
une société et d'utiliser son REER pour faire l'acquisition d'une entreprise
agricole.
Les
particuliers peuvent effectuer des retraits limités exempts d’impôt provenant
de leurs REER (qu’ils devront rembourser) uniquement à deux fins : pour
acheter une première résidence dans le cadre du Régime d’accession à la
propriété (RAP) et pour couvrir les dépenses de formation et de
perfectionnement dans le cadre du Régime d’encouragement à l’éducation
permanente. Le RAP exige que les sommes retirées soient remboursées par
versement sur une période maximale de 15 ans, faute de quoi les
particuliers devront graduellement intégrer ces retraits, alors imposables, à leurs
revenus.
Pour s’assurer
que le régime fiscal continue de fournir des mécanismes efficaces pour soutenir
l’épargne et l’accès à la propriété, le gouvernement a annoncé dans le Budget de
2009 une augmentation du montant maximal des sommes pouvant être retirées, qui
est passé de 20 000 $ à 25 000 $ pour les retraits
effectués après le 27 janvier 2009. Cette augmentation permettra
aux acheteurs d’une première maison d’utiliser davantage les économies
investies dans leurs REER pour acheter ou construire une maison, y compris l’achat
ou la construction d’une résidence située sur une exploitation agricole.
Pour venir en aide aux acheteurs d’une
première maison avec les coûts associés à l’achat d’une maison, le gouvernement
a accordé dans le Budget de 2009 un crédit d’impôt pour les acheteurs d’une
première maison, un crédit d’impôt non remboursable de 5 000 $ pour
les acheteurs d’une première maison qui achètent une résidence admissible après
le 27 janvier 2009. Les acheteurs admissibles peuvent obtenir un
crédit d’impôt maximal de 750 $.
RECOMMANDATION 5.0
(BLOC)
Que le gouvernement
fédéral transfère une enveloppe récurrente au gouvernement du Québec pour
favoriser la relève agricole.
Le cadre stratégique quinquennal actuel, Cultivons
l’avenir, expirera au printemps 2013 et des accords de
financement seront élaborés dans un nouveau cadre en consultation et en
négociation avec les gouvernements FPT. Les discussions sur CA 2 avec les
gouvernements FPT continueront à inclure la flexibilité tant dans le
développement que l’exécution des programmes.
Le gouvernement du
Canada a comme priorité de s’assurer que les agriculteurs canadiens restent
rentables et prospères à long terme. AAC continue de collaborer avec les
agriculteurs, les représentants de l’industrie, les provinces et les
territoires afin d’élaborer des programmes efficaces qui aideront à atteindre
cet objectif.
Au cours des dernières
années, AAC a concentré ses efforts sur la mise en œuvre du cadre de Cultivons
l’avenir signé par les ministres FPT en juillet 2008. Cultivons
l’avenir a accordé une importante flexibilité aux provinces et territoires
en vue d’élaborer et de fournir des programmes qui répondent aux priorités
locales tout en soutenant les résultats à atteindre fixés par toutes les
parties. Les provinces et territoires fournissent des programmes non liés à la
GRE conformément au cadre de travail et soumettent des demandes de
remboursement au gouvernement fédéral. Les programmes de développement des
entreprises du cadre Cultivons l’avenir financent les activités des provinces
et territoires liées aux pratiques de gestion des agroentreprises et au
développement des compétences et prévoient une plus grande participation de la
part des jeunes agriculteurs ou des nouveaux agriculteurs. Au Québec, les
programmes du cadre Cultivons l’avenir financent le Programme d’appui au
développement des entreprises agricoles (PADEA) qui a pour objectif d’aider les
producteurs agricoles à poursuivre l’élaboration d’une approche de gestion
intégrée pour leur entreprise et à favoriser une agriculture durable et
concurrentielle. Le programme est en vigueur depuis le 1er avril 2009
et devrait prendre fin le 31 mars 2013. Le PADEA favorise le développement durable
du secteur agricole par l’atteinte de progrès mesurables en vue de l’amélioration
de la situation financière, de la profitabilité et de l’efficacité de même qu’en
vue de la diversification et de la transférabilité des entreprises agricoles.
Par ailleurs, il fait la promotion des meilleures pratiques de gestion des
entreprises et aide les agriculteurs à les adopter. Il les aide aussi à avoir
accès aux services de conseillers. Même si le PADEA n’est pas un programme
destiné aux jeunes agriculteurs, l’Axe 3 du programme intitulé « meilleures pratiques de gestion à la ferme »
s’adresse aux nouveaux agriculteurs âgés de moins de 40 ans. La somme de
900 000 $ est réservée à l’Axe 3 sur une période de cinq ans.
Dans le cadre de Cultivons
l’avenir, des programmes continus de GRE sont disponibles pour aider les
producteurs à gérer efficacement les risques liés aux activités de leurs
entreprises. L’ensemble des programmes de GRE comprend Agri-investissement,
Agri-stabilité, Agri-relance et Agri‑protection.
Dans le cadre du Plan d’action
économique, le gouvernement du Canada a lancé le programme de la Loi
canadienne sur les prêts agricoles (LCPA) pour remplacer l’ancienne Loi
sur les prêts destinés aux améliorations agricoles et à la commercialisation
selon la formule coopérative (LPAACFC) et élargir sa portée. Conformément à
la LCPA, le gouvernement a élargi le programme afin d’inclure les agriculteurs
débutants et un groupe plus large de coopératives agricoles et a augmenté le
montant maximal des prêts pour le fixer à 500 000 $. La LCPA permet à
un plus grand nombre d’agriculteurs d’avoir accès au crédit, y compris les
agriculteurs débutants et les coopératives agricoles puisque le gouvernement
limite le montant de l’acompte à verser, fixe les taux d’intérêt maximaux et garantit
le remboursement de 95 p. 100 des pertes nettes aux institutions
financières. Grâce à la LCPA, le gouvernement du Canada soutient le
renouvellement du secteur agricole et permet aux coopératives de tirer
davantage parti des nouveaux débouchés sur les marchés commerciaux.
Le cadre stratégique
quinquennal de Cultivons l’avenir expire le 31 mars 2013
et un nouveau cadre CA 2 est en cours de planification et entrera en vigueur à
compter du 1er avril 2013. CA 2 sera une évolution du
cadre précédent vers un secteur adaptable et profitable. Pour le moment, aucune
décision n’a été prise concernant les mécanismes de financement précis de CA 2.
Les accords de financement pour CA 2 seront élaborés lors de consultations et
de négociations entre les gouvernements FPT.
RECOMMANDATION 1.0
(NPD)
Envisager
sérieusement la possibilité d'instituer un programme de prêts sans intérêt pour
l'achat de terres agricoles de manière à faciliter l'établissement des jeunes
agriculteurs sur leur propre exploitation.
Comparativement aux taux d’intérêt des
années 1980 et 1990, les faibles taux d’intérêt actuels ne créent pas les
mêmes problèmes, notamment concernant la capacité des agriculteurs débutants de
rembourser les dettes qu’ils ont contractées pour financer l’achat de terres
agricoles. Bon nombre de Canadiens, notamment les jeunes agriculteurs, peuvent
emprunter de l’argent d’institutions financières publiques et privées à de
faibles taux d’intérêt. À cet égard, le gouvernement et ses organismes ont pris
les mesures nécessaires pour faciliter l’accès par les agriculteurs débutants à
des capitaux d’emprunt.
Dans le cadre du Plan d’action économique,
le gouvernement du Canada a lancé le programme de la Loi canadienne sur les
prêts agricoles (LCPA) pour remplacer l’ancienne Loi sur les prêts
destinés aux améliorations agricoles et à la commercialisation selon la formule
coopérative (LPAACFC) et élargir sa portée. Conformément à la LCPA, les
nouveaux agriculteurs et ceux déjà établis, de même que les coopératives
agricoles, peuvent être admissibles à de nouvelles limites de garantie de prêt
pouvant atteindre 500 000 $ pour l’achat de biens immobiliers (terres
et bâtiments). Les agriculteurs débutants sont maintenant admissibles à
recevoir des prêts garantis représentant 90 p. 100 de la valeur
évaluée ou du prix d’achat d’un bien, ce qui signifie que l’acompte n’est que
de 10 p. 100.
Financement agricole Canada (FAC) offre de nombreux programmes de prêts pour aider les
jeunes agriculteurs et les agriculteurs débutants à faire leur entrée dans le
secteur agricole. Les prêts de FAC, comme le prêt Intergénération et le prêt
Agri-début, fournissent des options et des caractéristiques flexibles pour
aider les jeunes agriculteurs à lancer leur entreprise. L’an dernier, 37 p. 100
des prêts ont été accordés à de jeunes fermiers (âgés de moins de 40 ans).
Entre avril 2005 et mars 2009, FAC a accordé 37 000 prêts
totalisant plus de 5 millions de dollars à de jeunes agriculteurs.
De plus, un certain nombre de provinces
offrent diverses options de financement pour l’achat de terres agricoles. Les
prêts sans intérêt ne sont pas sans risques. Par exemple, les producteurs
agricoles peuvent ne pas être en mesure de rembourser le prêt si l’incitatif
est déplacé à une date ultérieure. De plus, l’incitatif créé par le programme
sans intérêt peut pousser les producteurs à acheter des terres agricoles à des prix
excessifs étant donné qu’ils doivent seulement rembourser le capital.
RECOMMANDATION 2.0
(NPD)
Réduire les
exigences relatives à la valeur de l'actif dans les programmes de crédit de
manière à ne pas exclure indûment les jeunes agriculteurs.
Le gouvernement est d’accord avec la
recommandation et a déjà répondu à cette demande dans le cadre du programme de
la Loi canadienne sur les prêts agricoles (LCPA).
En vertu de la LCPA, les demandeurs peuvent
offrir en garantie les biens qu’ils achètent dans le cadre du programme pour
les prêts qu’ils reçoivent conformément à la Loi canadienne sur les prêts
agricoles (LCPA). Ainsi, cette exigence de la LCPA est respectée et les
agriculteurs débutants n’ont pas à offrir en garantie des actifs considérables.
RECOMMANDATION 3.0
(NPD)
Réviser les
conditions qui s'appliquent aux transferts intergénérationnels d'entreprises
agricoles pour inclure les membres de la famille autres que les propres enfants
de l'agriculteur.
La disposition
sur le transfert intergénérationnel, qui permet un report d’imposition sur le
transfert d’une exploitation familiale admissible à un enfant, reconnaît les
défis particuliers que doivent relever ces entreprises dans la gestion continue
des exploitations agricoles familiales et l’importance de la participation de
la nouvelle génération à leurs activités.
Aux fins de la disposition sur le transfert intergénérationnel, un
« enfant » est défini de manière générale comme un enfant, un
petit-enfant ou un arrière‑petit-enfant d’une personne ou de l’époux ou
conjoint de fait de cette personne. La définition d’« enfant »
comprend aussi les personnes ayant été totalement à la charge du particulier
avant l’âge de 19 ans.
L’ECGC permet à un agriculteur de demander une exonération sur ses
gains en capital, jusqu’à concurrence de 750 000 $, découlant de la
cession d’une exploitation agricole admissible ou du transfert de ce bien à une
personne, y compris un frère ou une sœur, un neveu ou une nièce. L’ECGC s’applique
sur une base individuelle de sorte que chaque contribuable est admissible à une
exonération maximale de 750 000 $. Par conséquent, le montant peut
être de 1,5 million de dollars si l’agriculteur et sa conjointe ou l’agricultrice
et son conjoint sont tous deux admissibles à l’exonération. Le Budget de 2007 a
augmenté la limite de l’ECGC qui est passée de 500 000 $ à
750 000 $. Il s’agissait de la première augmentation
depuis 1988.
RECOMMANDATION 4.0 (NPD)
Réviser la méthode de calcul des gains
en capital aux fins de l'impôt sur le revenu pour faire en sorte que : i)
le calcul repose sur la valeur économique de l'entreprise agricole et non sur
sa valeur marchande et ii) relever le montant de l'exonération pour gains en
capital.
La détermination des gains en capital selon
la valeur marchande des biens sur la vente ou le transfert d’une entreprise
agricole est cohérente avec la détermination des gains en capital des autres
biens. Les agriculteurs peuvent aussi mettre à l’abri de l’impôt une portion
importante de leurs gains en capital grâce à l’ECGC.
L’ECGC présente des avantages fiscaux
importants pour les agriculteurs. Un agriculteur peut demander une ECGC
maximale de 750 000 $ pour la cession de l’exploitation agricole
admissible ou le transfert de ce bien à un enfant. L’ECGC s’applique sur une
base individuelle de sorte que chaque contribuable est admissible à une exonération
maximale de 750 000 $. Par conséquent, le montant peut être de
1,5 million de dollars si l’agriculteur et sa femme ou l’agricultrice et
son mari sont tous deux admissibles à l’exonération. Le Budget de 2007 a
augmenté la limite de l’ECGC qui est passée de 500 000 $ à 750 000 $.
Il s’agissait de la première augmentation depuis 1988.
RECOMMANDATION 5.0
(NPD)
Embaucher
davantage de personnel pour offrir plus de formation et de soutien aux jeunes
agriculteurs, par exemple au sujet de la nutrition laitière.
Le gouvernement du
Canada s’engage à développer une main-d’œuvre compétente et inclusive en
investissant dans des programmes de formation. Toutefois, il ne serait pas
approprié d’accroître le nombre d’employés pour offrir davantage de soutien et
de formation aux jeunes agriculteurs, car cela est une décision qui doit être
prise par les provinces étant donné que les services et
le personnel de diffusion externe (p. ex., des spécialistes de l’industrie
laitière, de l’industrie bovine et de l’industrie horticole) sont du ressort
des gouvernements provinciaux.
En 2010-2011, plus de
4,5 milliards de dollars ont été investis dans des programmes de
développement des compétences pour venir en aide à plus de 1,5 million de
Canadiens. De cette somme, presque 1 milliard de dollars provient du Plan
d’action économique pour soutenir les travailleurs les plus affectés par la
crise économique. Ces fonds aideront les Canadiens à participer à des cours de
formation et de perfectionnement de leurs connaissances pour les préparer au
marché du travail actuel et futur.
Dans le cadre de ce
financement, le gouvernement du Canada remet annuellement environ
2,5 milliards de dollars aux provinces et territoires pour la conception
et la prestation de leurs propres programmes de formation au marché grâce aux
Ententes sur le développement du marché du travail et les Ententes relatives au
marché du travail. Ces ententes permettent aux provinces et territoires de
personnaliser leurs programmes selon les besoins précis de leurs marchés du
travail.
Conformément à l’entente‑cadre
fédérale-provinciale-territoriale Cultivons l’avenir, les fonds fédéraux
sont versés aux provinces pour la mise sur pied de programmes de développement
des entreprises à frais partagés. Les programmes de développement des entreprises
financent les activités provinciales et territoriales, y compris des services d’appoint,
liées aux pratiques de gestion des entreprises agricoles et au perfectionnement
des compétences et accroissent la participation des jeunes et des nouveaux
agriculteurs.
AAC offre également un appui financier aux
organismes nationaux qui élaborent des programmes, des outils et des activités
pour aider les jeunes et les nouveaux agriculteurs conformément aux programmes
de développement des entreprises. Ces organismes comprennent la Table
pancanadienne de la relève agricole, le Conseil des 4-H du Canada, le Conseil
canadien de la gestion d’entreprise agricole, l’Association canadienne de
sécurité agricole et le concours des Jeunes agriculteurs d’élite du Canada.
RECOMMANDATION 6.0
(NPD)
Adopter une
politique privilégiant les agriculteurs locaux dans les achats de produits
alimentaires destinés aux institutions fédérales et fixant des objectifs fermes
à cet égard, par exemple 20 % d'ici 2015.
La valeur (le prix) et
la qualité forment les normes d’achat primaires à l’intérieur des paramètres
budgétaires établis pour tous les marchés. À l’exception des fruits et des légumes
frais, qui ne sont pas disponibles à longueur d’année en raison de notre
climat, la plupart des produits frais (viande rouge, produits laitiers, œufs et
volaille) achetés pour être utilisés dans les établissements du gouvernement
canadien sont déjà d’origine nationale en raison des règles et des politiques,
notamment en ce qui concerne la gestion des approvisionnements.
L’accord de l’OMC et de
nombreux accords commerciaux régionaux (p. ex., l’Accord de libre-échange
nord-américain) prévoient des obligations relatives au traitement national qui
stipulent que les produits importés doivent faire l’objet du même traitement
que les produits nationaux. C’est le cas ici et, par conséquent, les produits
importés et ceux produits localement doivent être traités de la même manière.
Ces accords incluent
aussi les engagements pris par le gouvernement du Canada en matière de marchés
publics précis. La plupart des biens, notamment les produits agroalimentaires,
sont inclus. Par conséquent, les marchés conclus par les ministères et
organismes du gouvernement fédéral doivent respecter ces accords.
RECOMMANDATION 7.0
(NPD)
Revoir le programme
Agri-stabilité i) pour en supprimer la condition de viabilité, ii) pour faire
en sorte que les marges de référence soient calculées en fonction des trois
meilleures années sur les cinq dernières et iii) pour garantir un paiement
rapide durant la campagne de récolte courante.
En conjonction avec les
provinces, le gouvernement fédéral mobilisera l’industrie vers des directions
potentielles et des options de programme pour le successeur du cadre
stratégique Cultivons l’avenir. Les options en matière de programmes
proposées par l’industrie seront évaluées en fonction de leur capacité à l’aider
à relever les défis et à tirer profit des occasions futures. Même si les
programmes de GRE peuvent aider à soutenir l’industrie en temps difficiles, il
est important que ces programmes permettent aux signaux des marchés d’être
entendus par les producteurs agricoles pour encourager l’adaptation aux marchés
changeants.
Tirant profit du
Programme canadien de stabilisation du revenu agricole, des modifications ont
été apportées à Agri-stabilité afin d’étendre la marge de couverture négative
pour permettre aux agriculteurs dont les marges de référence sont négatives d’être
toujours admissibles au programme, à condition que deux des trois années
utilisées dans le calcul de leurs marges de référence soient positives. Cette
modification permet aux agriculteurs viables confrontés à des situations très
difficiles depuis un certain nombre d’années de demeurer admissibles au
programme.
Les répercussions d’un
assouplissement accru des exigences relatives à la marge de couverture sur la
compétitivité à long terme de l’industrie devront être pleinement évaluées dans
le contexte de la nouvelle génération de programme. Dans l’analyse de cette
option dans le passé, de nombreuses provinces étaient préoccupées par le fait qu’une
telle approche masquerait les signaux du marché et minerait l’adaptation
nécessaire pour demeurer concurrentielle et promouvoir la profitabilité du
secteur.
La méthodologie pour
calculer les marges de référence est fondée sur l’Accord sur l’agriculture de l’OMC. En adhérant à ce critère précis contenu dans l’Accord sur l’agriculture, il est possible de
reporter les paiements au titre de l’aide en cas de catastrophe d’Agri-stabilité
pour une perte de revenu supérieure à 30 p. 100 comme faussant peu ou
pas les échanges. En calculant les moyennes des marges de référence, l’Accord
sur l’agriculture permet d’utiliser une moyenne linéaire des trois années
précédentes ou la moyenne « olympique », utilisée actuellement, qui
consiste à éliminer les points de référence les plus bas et les plus élevés des
cinq années précédentes. Le recours à la moyenne des trois meilleures
années de référence nécessiterait de déclarer les paiements provenant de l’aide
en cas de catastrophe d’Agri-stabilité comme étant un soutien qui fausse les
échanges et ferait en sorte que le Canada pourrait avoir de la difficulté à
respecter ses obligations en matière de commerce international.
Pendant l’élaboration
du programme Agri-stabilité, les agriculteurs ont indiqué qu’ils préféreraient
une marge de référence plus stable qui suit de plus près leur moyenne
quinquennale. L’analyse indique que la moyenne « olympique » permet d’atteindre
cet objectif.
Pour maintenir la
responsabilisation du gouvernement et s’assurer que les paiements reflètent la
situation individuelle d’un agriculteur, les paiements du programme Agri‑stabilité
sont calculés en fonction de l’information fiscale communiquée à l’Agence du
revenu du Canada, de même qu’en fonction d’autres renseignements concernant sa
production, son inventaire et l’information financière fondée sur la
comptabilité d’exercice. Les versements finaux peuvent uniquement être
effectués une fois que l’année de production est terminée et que les
formulaires ont été fournis par l’agriculteur. Même si le programme permet de
répondre aux besoins des producteurs individuels, des retards sont inévitables.
Pour contrer ces
retards, les gouvernements ont mis en place des caractéristiques clés dans les
programmes afin de permettre aux producteurs d’accéder plus rapidement à l’aide
disponible. Des versements intérimaires permettraient aux producteurs de
communiquer l’information concernant leur production individuelle et de
recevoir une partie des montants anticipés. Les administrations peuvent aussi
offrir des paiements anticipés ciblés aux producteurs selon les moyennes de l’industrie
lorsqu’un secteur précis connaît des difficultés importantes. En plus de ces
mécanismes intérimaires, on encourage les producteurs à soumettre leur
information le plus tôt possible pour assurer un traitement rapide de leur
réclamation.
RECOMMANDATION 8.0
(NPD)
Mettre en œuvre un
programme sur les coûts de production qui placerait les agriculteurs canadiens
sur un pied d'égalité avec leurs concurrents étrangers. (Par exemple, dans le
secteur des fruits, par l'imposition d'un prix plancher qui les protégerait
contre le dumping des Américains sur nos marchés).
L’approche recommandée
ne serait pas appropriée étant donné que la mise en œuvre d’un programme de GRE
basé sur un modèle de coûts de production présenterait des risques commerciaux
importants pour l’industrie. De nombreux secteurs dépendent des marchés d’exportation,
comme ceux du bétail, des grains et des oléagineux, et un soutien direct axé
sur les prix pour bon nombre de ces marchandises pourrait entraîner l’adoption
des mesures antidumping et compensatoires par des partenaires commerciaux
importants. De plus, l’OMC jugerait probablement qu’un tel programme de soutien
aurait des effets de distorsion sur les échanges (catégorie orange) et devrait
être inclus dans la limite annuelle de 4,3 milliards des subventions de
cette catégorie du Canada.
RECOMMANDATION 9.0
(NPD)
Refuser toute
modification touchant nos industries à offre réglementée et nos organismes de
commerce d'État comme la Commission canadienne du blé lors de la négociation
d'ententes de libre-échange, qu'elles soient bilatérales ou conclues sous
l'égide de l'OMC.
Le gouvernement du
Canada soutient fortement la gestion de l’offre et continuera de défendre les
intérêts qui sont importants pour ces industries dans toutes les négociations
commerciales. La gestion de l’offre est le programme de
GRE que les producteurs laitiers, avicoles, les producteurs d’œufs et d’œufs d’incubation
ont décidé d’adopter, car c’est celui qui leur convenait le mieux.
Le gouvernement du Canada maintient que les décisions concernant la structure de
commercialisation de la CCB doivent être prises par le Canada et non pas par
ses partenaires commerciaux internationaux. Nos positions pendant les
négociations commerciales sont conformes à ce point de vue. Le gouvernement continuera
de collaborer avec les producteurs de céréales de l’Ouest canadien pour s’assurer
qu’on leur offre le choix entre vendre leur blé ou leur orge sur le marché
libre ou en passant par la CCB.
RECOMMANDATION 10.0
(NPD)
Renforcer le rôle de la Commission
canadienne du blé en tant que guichet unique de vente du blé de l'Ouest et
veiller à ce que le pouvoir de décision qui la concerne soit entre les mains
des agriculteurs et échappe à toute ingérence politique indésirable.
Le gouvernement comprend que certains
agriculteurs souhaitent que la CCB commercialise leurs grains, mais que d’autres
veulent que les organismes de commercialisation à guichet unique de la CCB
soient modifiés afin d’avoir la liberté de choisir qui vendra leurs grains.
En janvier 2010,
la cour d’appel fédérale a statué que le
gouverneur général en conseil possédait l’autorité nécessaire pour diriger la
CCB. Ce jugement est compatible avec un organisme créé en vertu d’une loi et
qui possède l’autorité nécessaire pour atteindre les objectifs stipulés dans la Loi sur la Commission canadienne du blé.
RECOMMANDATION 11.0
(NPD)
Envisager la
possibilité d'adopter la gestion de l'offre comme stratégie de commercialisation
dans des secteurs en difficulté comme celui du porc.
Pour que le gouvernement envisage la possibilité
d’adopter la gestion de la demande comme stratégie de commercialisation dans
les autres secteurs de production, il devrait y avoir un consensus au sein de l’industrie,
de même qu’une proposition officielle a cet effet. Bien que dans le passé, la
question de la gestion de la demande pour les industries porcines et bovines a été soulevée par
certains, les systèmes de gestion de la demande sont habituellement en place
dans les secteurs qui servent principalement le marché intérieur. Étant donné
que le Canada est traditionnellement un exportateur net de porc et de bœuf, un
système de gestion de la demande pourrait ne pas obtenir un vaste soutien parmi
les producteurs, car il faudrait procéder à une diminution importante de la
production si celle-ci devait répondre uniquement à la demande canadienne avec
peu ou pas d’exportations. Une étude récente effectuée par le George Morris
Centre a déterminé qu’il faudrait réduire la production porcine canadienne de
plus de 60 p. 100 pour refléter la consommation intérieure. Un nombre
important de producteurs de porc seraient donc obligés de cesser leurs
activités à cause de cette réduction. Les répercussions de la diminution de la
production pourraient avoir des répercussions très importantes pour les
partenaires en amont et la fermeture d’usines de traitement spécialisées
pourrait être nécessaire.
De plus, le Canada a des obligations à
respecter conformément à l’accord de l’OMC et des accords commerciaux
bilatéraux (p. ex., l’Accord de libre-échange nord‑américain) qui
pourrait décider si la gestion de la demande serait applicable à d’autres
marchandises au Canada. Le contrôle des importations est aussi une composante
importante qui serait difficile de réaliser en raison des barrières tarifaires
(p. ex., les tarifs) étant donné que les négociations et les accords actuels en
matière de commerce international ont comme objectif d’atténuer ces barrières
au fil du temps.
RECOMMANDATION 12.0
(NPD)
Analyser en
profondeur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et ses
répercussions sur tous les groupes d'agriculteurs du Canada et faire rapport
des résultats de cette analyse au Comité au plus tard le 1er mai 2011.
AAC reconnaît l’importance du marché nord-américain et de l’Accord de
libre-échange nord‑américain et a déjà entrepris (ou commandité)
plusieurs études dans le but d’examiner les effets de l’ALENA sur la structure
et le rendement du secteur agricole canadien. L’expansion rapide du commerce et
des exportations dans la période post-ALE/ALENA a été fructueuse.
Les documents
suivants d’AAC, que vous pouvez consulter à l’adresse http://www4.agr.gc.ca/AAFC-AAC/display-afficher.do?id=1177676316971&lang=fra,
contiennent une évaluation complète de l’ALENA :
- « ALENA : Résultats, défis et
perspectives » (septembre 2009). Ce document donne un aperçu
de l’ALENA et de ses résultats.
- « Analyse économique de la libéralisation
des marchés de la viande rouge du Pacifique de 1988 à 2007 »
(juillet 2008). La libéralisation des marchés canadiens de la viande rouge
a eu des répercussions positives pour les industries du bœuf et du porc. Ce
document évalue les avantages de l’ALENA en tenant compte des nombreux autres
changements qui ont contribué à la croissance des industries de la viande
rouge.
- « Libéralisation du commerce du marché
international des oléagineux » (juillet 1998). Ce document présente
une analyse des marchés des oléagineux.
- « Intégration du secteur agroalimentaire
nord-américain » (mars 2004). Ce document décrit l’intégration de la
chaîne d’approvisionnement agroalimentaire.
- « Effets des exportations agroalimentaires
sur le revenu agricole » (avril 2000). Ce document complète l’évaluation
globale qui illustre le lien entre l’accroissement du commerce agroalimentaire
et les revenus agricoles.
Le gouvernement s’engage à surveiller les
enjeux de manière continue.
RECOMMANDATION 13.0
(NPD)
Négocier un
contingent à droit nul pour l'expédition de bœuf exempt d'hormones vers l'Union
européenne sur le modèle de l'entente conclue par les États-Unis, mais sans que
cela ait des conséquences sur les produits assujettis à la gestion de l'offre
ou sur la Commission canadienne du blé.
Le 23 novembre 2010,
l’Union européenne publiait un avis dans le Journal officiel indiquant que le
Canada devenait le troisième pays ajouté à la liste d’exemptions de l’obligation
de la nation la plus favorisée pouvant exporter jusqu’à 20 000 tonnes de
bœuf exempt d’hormones sans avoir à payer de tarifs. Les quotas en vigueur ont été
renégociés le 1er août 2009 à la suite de l’accord précédent passé
entre l’Union européenne et les États-Unis, en raison du désaccord commercial
entre les États-Unis, l’OMC et l’Union européenne concernant l’interdiction
d’importer de la viande de bœuf provenant d’animaux ayant reçu des hormones de
croissance. Les importateurs de l’Union européenne peuvent maintenant
demander des permis pour importer du bœuf canadien conformément à ce contingent
en franchise de droits.
De plus, le gouvernement du Canada et la
Commission européenne ont mis la touche définitive à un protocole d’entente qui
devrait mettre fin au désaccord commercial entre le Canada et l’Union
européenne auprès de l’OMC, comme ce fut le cas grâce à l’accord entre l’Union
européenne et les États-Unis.
Le protocole d’entente permet d’exporter
3 200 tonnes additionnelles (de 1 500 tonnes d’ici
juillet 2012 à 3 200 tonnes en août 2012) de bœuf exempt d’hormone
au contingent à droit nul actuel. En retour, une fois le protocole d’entente
signé, le Canada entreprendra le processus de retrait de la surtaxe de
rétorsion autorisée par l’Organisation mondiale de la santé en place
depuis 1999 sur certains produits agricoles importés de l’Union européenne.
RECOMMANDATION 14.0
(NPD)
Outre les mesures
recommandées dans un rapport précédent du Comité intitulé Compétitivité de
l'agriculture canadienne, étudier l'écart considérable signalé par M. Ian Hutcheon
de la Southern Interior Stockmen's Association à la page 32 du présent
rapport entre ce que paient les consommateurs et ce que touchent les éleveurs
dans le secteur du bœuf.
La réponse suivante
fournit un examen de l’écart signalé par M. Ian
Hutcheon de la Southern Interior Stockmen’s Association à la page 28 du
rapport du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire intitulé « Les
jeunes agriculteurs : l’avenir de l’agriculture ».
La différence entre la valeur d’un veau
vendu à la ferme et la valeur d’un bœuf vendu au détail reflète une vaste gamme
de coûts engagés lorsque le veau progresse sur la chaîne de valeur du bœuf. Ces
coûts comprennent ceux associés à l’alimentation, à l’abattage, à la
fabrication, à la découpe et à l’emballage, à la distribution et à la
commercialisation.
En comparant
le prix au détail du bœuf au prix à la ferme d’un veau, il faut souligner que
les données nécessaires pour procéder à une comparaison efficace sont très
limitées. Par exemple, en 2009, une simple moyenne des prix de détail des cinq
coupes de bœuf, rapporté par Statistique Canada, était approximativement de
5,83 $ la livre. Ce prix ne reflète pas le volume d’une coupe en particulier
vendue ou le volume vendu « en solde ». En comparaison, des données
provenant de la compagnie AC Nielsen, qui compile les données des ventes au
détail, indiquent qu’en 2009, le prix moyen d’une livre était de
4,19 $ (Retail Margins, Canfax Research Service, Canadian Cattlemen’s
Association, mai 2010).
Le bœuf entier n’est pas vendu au détail.
Une carcasse moyenne représente 58 p. 100 du poids fini du veau. De
plus, 25 p. 100 du poids de la carcasse est perdu en raison du
désossement et du parage pendant le processus de fabrication. De plus, une
portion importante du bœuf produit au Canada est vendue à l’exportation ou aux
marchés des services d’alimentation nationaux. Le prix du bœuf vendu par ces
canaux n’est pas inclus dans les données des prix de vente au détail.
En général, même s’il y a des exemples des
niveaux de concentration en hausse dans les secteurs de l’alimentation, de l’abattage,
de la distribution et de la vente au détail du bétail en Amérique du Nord, le
niveau de concurrence au sein de ces secteurs demeure fort. Par exemple, en
matière de vente au détail, les entreprises traditionnelles comme Loblaws
doivent maintenant affronter la concurrence de nouveaux joueurs dans le secteur
de la vente d’aliments au détail comme les Supercentres Wal-Mart, Pharmaprix et
Canadian Tire. Ces nouveaux joueurs forcent les détaillants existants à réviser
leurs stratégies de commercialisation.
L’écart entre le prix à la ferme des veaux
et le prix au détail du bœuf ne prouve pas que certains participants de la
chaîne d’approvisionnement soient avantagés par rapport à
d’autres. Les prix et leurs différences
(c.-à-d. les marges) ne sont pas automatiquement synonymes de profits.
Cependant, à moins que tous les participants de la chaîne aient la chance d’être
profitables, l’industrie canadienne du bœuf ne se développera pas.
Par conséquent, le gouvernement du Canada a
mis en place un ensemble d’initiatives destinées à accroître les profits des
producteurs, notamment en améliorant l’accès aux marchés grâce à des négociations
bilatérales et multilatérales et en accroissant la demande en bœuf en soutenant
les activités de développement des marchés du Centre d’information sur le bœuf,
la Canada Beef Export Federation et du Canadian Beef Breeds Council.
Le gouvernement a aussi investi dans le
regroupement scientifique pour le bœuf pour assurer aux producteurs l’accès à
la recherche nécessaire pour connaître du succès. Grâce à l’établissement des
tables rondes nationales sur la chaîne de valeur, le gouvernement du Canada s’efforce
de relever divers défis en matière de compétitivité en encourageant l’adoption
de pratiques et de processus destinés à améliorer l’efficacité et l’adaptabilité
de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
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