L’héraldique : une histoire haute en couleur
Au Moyen Âge les chevaliers étaient reconnus pour leur hardiesse. Pourtant, malgré leur courage sur les champs de bataille ou lors des tournois, les meilleurs d’entre eux demeuraient anonymes, leur visage étant masqué par la visière de leur casque. C’est pourquoi, bien avant les cartes d’identité et les puces, un nouveau moyen d’identification fut imaginé, dont l’usage s’est répandu avec les tournois médiévaux.

Les armoiries sont conçues avec art et comprennent plusieurs éléments :
des heaumes, des cimiers, des devises et des supports (en général des animaux, par exemple des lions, des chevaux ou des cerfs) qui semblent soutenir l’écu.
Les chevaliers commencèrent à peindre sur leurs boucliers des figures en couleur (appelés « charges »). Il fut dès lors plus facile au héraut d’armes (le commentateur sportif de l’époque) d’identifier correctement les participants des tournois. Les armoiries étaient nées.
Les nobles font graver leurs armoiries sur leurs sceaux, qui sont apposés dans de la cire fondue sur les documents juridiques. Elles sont également reproduites sur les bannières personnelles et les surcots d’étoffe drapés sur l’armure (d’où le terme « armoiries » et sa forme abrégée usuelle « armes »). Les armoiries sont conçues avec art et comprennent plusieurs éléments : des heaumes, des cimiers, des devises et des supports (en général des animaux, par exemple des lions, des chevaux ou des cerfs) qui semblent soutenir l’écu. Il fallait toutefois s’assurer que chaque armoirie était unique. À la fin du Moyen Âge, les rois d’Angleterre et de France engagent des spécialistes chargés de consigner l’identité et les armoiries des nobles, des familles royales, des corporations et des villes. Le nom de leur fonction, « héraut d’armes », est à l’origine du mot « héraldique », désignant la science qui étudie les armoiries.
Les armoiries sont décrites avec un langage très précis. En effet, un artiste formé en héraldique pourrait reproduire de façon acceptable des armoiries existantes en se basant uniquement sur leur description écrite, que l’on appelle « blason », ou « blasonnement ». Étant donné l’utilisation du français en Angleterre pendant le Moyen Âge, un grand nombre de termes héraldiques anglais proviennent de l’ancien français.

