Sur le
parquet du Sénat
Faire une
place aux préoccupations des Canadiens au
sein du parlement
Les activités sur le parquet du Sénat ne
se limitent pas à de simples débats sur
les avantages et les inconvénients des
projets de loi. Les sénateurs peuvent
recourir à de nombreuses formes de débats
et de questions en chambre lorsqu'ils
veulent poursuivre une argumentation ou
obtenir un appui à la solution proposée à
un problème. Utilisant les mots comme
instruments, ils travaillent par cercles
concentriques successifs pour convaincre
leurs collègues, les membres du Cabinet,
le gouvernement et l'opinion publique de
la validité de leur cause.
Déclarations
Une séance du Sénat
débute habituellement par des
déclarations des sénateurs. Au cours de
ces brèves interventions de trois
minutes, les sénateurs peuvent faire la
lumière sur certaines questions, faire
des mises au point, rappeler des
événements marquants ou soulever d'autres
questions devant leurs collègues
sénateurs. Ces déclarations peuvent
servir à informer, à déclencher des
réactions passionnées et à susciter
l'intérêt. Au cours du présent exercice,
les sénateurs ont fait plus de 500
déclarations sur divers sujets, notamment
sur :
-
l'importance de créer des
possibilités d'alphabétisation des
adultes (Ethel M. Cochrane,
Terre-Neuve-et-Labrador);
-
les défis auxquels est confrontée la
ville de Winnipeg alors même qu'elle
engage un processus de revitalisation
de son centre (Janis Johnson,
Manitoba);
-
la nécessité d'une politique
nationale pour l'éducation
postsecondaire (Elizabeth Hubley,
Île-du-Prince-Édouard);
-
la nécessité de s'attaquer au
problème croissant de la pauvreté au
Canada (Art Eggleton, Ontario);
-
l'élaboration d'une stratégie
fédérale nationale d'aide au
traitement des toxicomanes (Gerry St.
Germain, Colombie-Britannique);
-
l'importance de l'Accord de
libre-échange entre le Canada et le
Chili, à l'oc- casion de son 10e
anniversaire (David Tkachuk,
Saskatchewan).
Période des
questions
La période des questions offre une autre
occasion de promouvoir le changement.
Bien qu'elle soit moins tapageuse qu'à la
Chambre des communes, la période des
questions au Sénat conserve un caractère
hautement politique. Les sénateurs
insistent auprès des sénateurs membres du
gouvernement pour obtenir des réponses au
sujet de questions d'actualité - cette
année, le leader du gouvernement au Sénat
et le ministre de Travaux publics et
Services gouvernementaux Canada. C'est là
un des moyens qui permettent aux
sénateurs de l'opposition et aux
sénateurs indépendants de s'adresser
directement au Cabinet, de réclamer des
comptes au gouvernement et d'attirer
l'attention des médias sur certaines
questions politiques. En 2006-2007, les
sénateurs se sont fréquemment prévalus de
ce moyen d'action et ont posé quelque 500
questions sur des sujets d'actualité
aussi divers que le plébiscite sur la
commercialisation de l'orge par la
Commission canadienne du blé, le
financement des programmes de garde
d'enfants et la possibilité de
libre-échange avec la Corée du
Sud.
|
Questions écrites
Les sénateurs ont le droit de
soumettre par écrit des questions
longues et complexes aux
ministères fédéraux, à peu près
dans le même esprit qu'une
demande d'accès à l'information,
mais les réponses sont mises à la
disposition du public.
L'information fournie permet
habituellement de combler les
lacunes dans les recherches qu'un
sénateur peut effectuer sur une
question politique. En 2006-2007,
les sénateurs ont soumis 31
questions écrites, notamment sur
les points suivants :
-
les coupures apportées aux
services de Postes Canada et
leur effet sur les communautés
rurales et les communautés de
langue minoritaire (Maria
Chaput, Manitoba);
-
le coût de la suppression de
certains programmes
gouvernementaux de protection
de l'environnement destinés à
réduire les gaz à effet de
serre (Grant Mitchell,
Alberta);
-
la participation du ministre
fédéral des Finances au
processus de règlement des
revendications des Autochtones
(Hugh D. Segal, Ontario);
-
le traitement et l'aliénation
des propriétés privées dans les
limites du parc de la Gatineau
géré par la Commission de la
capitale nationale (Mira
Spivak, Manitoba).
|
|
INSTANTANÉ DU
SÉNAT
DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES (AU
31 MARS 2007)
|
|
Sénateurs selon l'âge
|
|
|
|
40 à 54 ans
|
4,3%
|
(4)
|
|
55 à 65 ans
|
39,8%
|
(37)
|
|
65 à 75 ans
|
55,9 %
|
(52)
|
|
|
|
Sénateurs selon le sexe
|
|
|
|
Hommes
|
65,6%
|
(61)
|
|
Femmes
|
34,4%
|
(32)
|
|
Motions
Les motions
permettent au Sénat de prendre des
décisions. Bien qu'elles servent souvent
à régler des questions administratives
(p. ex. pour habiliter des comités à
entreprendre des études ou faire des
voyages), les sénateurs peuvent également
présenter une motion lorsqu'ils veulent
que le Sénat appuie une action ou une
déclaration. Après des discussions
approfondies - souvent pendant plusieurs
semaines - ils votent en faveur de la
motion ou contre elle. Une motion adoptée
par le Sénat a tout le poids d'une
décision d'une institution
parlementaire.
Cette année, les
sénateurs ont présenté une motion ou
ordonné un avis de motion à 17 reprises,
notamment pour :
-
demander un appui en faveur de la
stabilisation et de la reconstruction
de l'Afghanistan (Roméo Dallaire,
Québec);
-
condamner officiellement la
conférence internationale des
négateurs de l'Holocauste tenue à
Téhéran en novembre 2006 (Jerahmiel
S. Grafstein, Ontario);
-
recommander une modification
constitutionnelle visant à donner aux
provinces de l'Ouest un plus grand
nombre de sièges au Sénat (Lowell
Murray, Ontario);
-
demander instamment au gouvernement
d'adopter une loi interdisant de
fumer sur les lieux de travail et
dans les liex publics au Canada (Mac
Harb, Ontario);
-
autoriser les sénateurs à utiliser
les langues des Premières nations,
telles que l'inuktitut, dans la salle
du Sénat (Eymard G. Corbin,
Nouveau-Brunswick).
Enquêtes
Au Parlement du
Canada, seul le Sénat mène des
enquêtes
et en
discute en chambre, bien que les débats
exploratoires
à la Chambre des communes aient un
caractère similaire.
Ces enquêtes permettent aux sénateurs
de participer à
l'élaboration de la
politique gouvernementale en
présentant
des idées ou des problèmes qui ne sont
pas abordés par
d'autres moyens au Parlement. Les
enquêtes favorisent une maturation des
idées et des arguments, qui sont
élaborés
par les sénateurs dans leurs discours
ou leurs questions
au cours des débats sur le sujet.
Contrairement aux motions,
elles ne donnent jamais lieu à un
vote, ce qui signifie que le
débat peut se poursuivre avec une
grande latitude.
Dans certains cas,
les enquêtes dont le sujet
soulève
beaucoup d'intérêt peuvent susciter
une action gouvernementale
ou entraîner d'autres mesures
concrètes.
En
2006-2007, les sénateurs ont proposé
des enquêtes sur plusieurs sujets
:
-
les problèmes posés par le
développement de l'industrie
halieutique au Nunavut et la
prévention de l'accès des pêcheurs
étrangers aux contingents de pêche du
Nunavut (Willie Adams, Nunavut);
-
l'importance de la politique
d'immigration du Canada
pour le développement économique et
social de ses régions, en particulier
la région atlantique (Catherine
Callbeck, Île-du-Prince-Édouard);
-
le financement du régime public
d'assurance-maladie pour le
traitement de l'autisme (Jim Munson,
Ontario);
-
l'obligation de réserver 50 % des
sièges au Sénat pour les femmes, afin
d'en faire un exemple d'égalité des
sexes au sein des assemblées
législatives au Canada et dans le
monde entier (Terry M. Mercer,
Nouvelle-Écosse);
-
la crise qui gagne le secteur
culturel du Canada en raison du
retrait des contributions des grandes
sociétés au Fonds canadien de
télévision (Andrée Champagne,
Québec);
-
la reconnaissance du fait que l'accès
à l'eau potable est un droit de la
personne fondamental (Madeleine
Plamondon, Québec).
Sur la
scène nationale
Champions des causes
chères aux Canadiens
En dehors de la
salle du Sénat, les sénateurs peuvent
utiliser
leur nom et leur influence pour
promouvoir une cause ou
rechercher une solution à un problème.
Leur rôle de parlementaire leur
facilite la tâche lorsqu'il s'agit
d'attirer l'attention des médias
et d'engager un débat national. Au
cours des réunions de leur
parti et des caucus régionaux, ils
peuvent trouver un appui auprès des
membres du parti et du leadership de
celui-ci pour les problèmes qu'ils
veulent résoudre, donnant ainsi une
impulsion
de l'intérieur. Ils peuvent également
faire jouer leur nom pour accroître le
prestige des oeuvres de charité et des
organismes
non gouvernementaux, en devenant
membres de leur conseil
d'administration ou en les parrainant.
Du fait de la durée de
leur mandat, ce sont des alliés sûrs
pour
les causes qu'ils choisissent. Par
exemple :
-
le sénateur Percy Downe continue à
défendre les droits
des personnes âgées; il veille
particulièrement à ce que
les personnes âgées admissibles
connaissent
l'existence du Supplément de revenu
garanti du gouvernement fédéral et le
perçoivent;
-
la sénateure Nancy Ruth est, de
longue date, une ardente défenseure
des droits de la femme; elle aide à
diriger les protestations dans le
cadre du programme Reprenons la nuit,
encourage les femmes à se présenter
aux élections
et apporte son soutien aux
organisations féminines clés;
-
le sénateur Nick Sibbeston, des
Territoires du Nord-Ouest, s'emploie
inlassablement à faire valoir les
points de vue et les problèmes du
Nord. Cette année, il a été le fer de
lance d'une étude indépendante sur
l'effet du changement climatique dans
son territoire afin d'orienter les
décisions relatives à une future
politique dans ce domaine;
-
la sénatrice Lillian Dyck prend
fréquemment la parole en s'appuyant
sur son expérience des pro- blèmes
d'éducation et d'emploi chez les
Autochtones et sur ses compétences
dans ce domaine; cette année, elle
s'est adressée à la Canadian
Coalition of Women in Engineering,
Science, Trades and Technology, au
Science and Technology Awareness
Network et à l'International
Association on Native Employment,
entre autres;
-
la sénatrice Joyce Fairbairn poursuit
son long combat pour augmenter
l'alphabétisation des Canadiens.
Profil : Le
rôle des sénateurs comme agents de
changement au Canada
Sharon
Carstairs
Vit à Winnipeg
(Manitoba)
Prendra sa retraite en 2017
Principale cause Les soins de
fin de vie
En 1970, lorsque le
père de Sharon Carstairs a
été paralysé par un accident
vasculaire cérébral,
la mère de Mme Carstairs a décidé de
le soigner
à domicile. Les difficultés éprouvées
pour aider
le malade à vivre confortablement
jusqu'à sa mort ont montré à Mme
Carstairs que les conditions de notre
mort, et les répercussions que cela
implique pour ceux qui nous entourent,
sont un élément important de la
vie.
Mme Carstairs est depuis devenue une
des défenseurs les plus influents des
soins de fin de
vie au Canada. Elle a représenté le
Canada sur la scène internationale,
elle a ouvert la voie à de la
recherche, collaboré avec des groupes
communautaires et brassé la cage au
sein de son caucus. Ministre chargée de
responsabilités spéciales à l'égard des
soins palliatifs de 2001 à 2003, elle a
convaincu le gouvernement d'apporter,
pour la première fois, une aide
financière aux personnes qui soignent
un être cher souhaitant mourir à
domicile.
Cette année, Mme Carstairs a continué à
exercer des pressions sur les
gouvernements pour qu'ils demeurent
fidèles à leurs responsabilités envers
ceux dont la fin est proche; elle a
insisté pendant la période des
questions, a beaucoup parlé du problème
et a déposé une motion réclamant un
appui aux soins palliatifs. En 2006,
elle est devenue présidente d'un comité
sénatorial spécial sur le
vieillissement et sur ses effets dans
notre société. Comme on pouvait s'y
attendre, le comité cherche des
réponses aux questions difficiles que
Mme Carstairs n'a cessé de poser
pendant la plus grande partie de sa
vie.
Les soins palliatifs doivent être
considérés comme un service essentiel
auquel tout Canadien a droit. Je
considère qu'il m'incombe de faire
passer ce message et d'apporter mon
soutien à tous ceux qui prodiguent des
soins palliatifs.
La sénatrice Sharon
Carstairs
Mobina
Jaffer
Vit à Vancouver
(Colombie-Britannique)
Prendra sa retraite en 2024
Principale cause Les
sans-logis
La sénatrice Mobina
Jaffer considère qu'une
des tâches d'un sénateur est de
défendre les minorités et de militer
pour des changements
à long terme. Depuis sa nomination en
2001, elle est la championne de
nombreuses minorités au Sénat, mais
elle a commencé récemment à défendre
une autre minorité grandissante : les
sans-logis du Canada, et le nombre
effarant de ceux d'entre eux qui ont
une maladie mentale.
Elle a commencé par
accompagner des travailleurs des
services de logements sociaux dans les
tournées qu'ils effectuaient au petit
matin, et a ainsi pu parler avec des
sans-logis de leurs efforts pour
survivre dans le quartier Downtown East
Side. Tirant des leçons de ces
rencontres, Mme Jaffer travaille avec
le St. James Community Services Centre,
qui fournit un abri aux sans-logis dans
ce secteur défavorisé. Elle a aidé à
sensibiliser le public à l'existence du
problème en organisant, en 2005, dans
le foyer du Sénat, une exposition
artistique consacrée à des oeuvres de
résidents de St. James. Son objectif,
dans l'engagement pris en faveur des
sans-logis, est d'utiliser son
privilège de sénatrice pour créer un
projet de loi qui ferait du droit au
logement un droit de la personne
fondamental au Canada.
Il m'est très difficile de m'arrêter;
j'ai milité toute ma vie. Autrefois, je
militais pour le changement, mais
aujourd'hui, je peux concrétiser le
changement.
La sénatrice Mobina
Jaffer
Serge
Joyal
Vit à Montréal
(Québec)
Prendra sa retraite en 2020
Principale cause Les droits des
peuples autochtones du
Canada
Les structures de notre
Parlement font que les majorités ne
sont pas les seules à décider des
débats nationaux; le Sénat a été
créé pour donner une voix aux
minorités. C'est ce qui permet au
sénateur Serge Joyal de défendre les
droits des peuples autochtones du
Canada.
Un des forums où il
peut ainsi se faire entendre est le
Comité du Règlement, de la procédure et
des droits du Parlement, qui a
étudié cette année une motion visant à
autoriser les Autochtones
à utiliser leurs langues ancestrales
dans les débats du Sénat.
C'est un objectif que M. Joyal
poursuit depuis longtemps : en
1984, alors qu'il était secrétaire
d'État du Canada, il avait signé
un accord avec les Territoires du
Nord-Ouest sur l'enseignement des
langues autochtones dans les
écoles.
La Comité des
affaires juridiques et
constitutionnelles qui, en
2006- 2007, a étudié les clauses
dérogatoires ayant pour objet
de protéger les droits des Autochtones
prévus dans la Charte,
est un autre forum où il a pu
s'appuyer sur son expérience de
président du comité mixte chargé en
1980-1981 de l'inscription
des droits autochtones dans la
Constitution de 1982.
M. Joyal a aussi
contribué à faire reconnaître
l'importance de la culture autochtone
en faisant don de 65 oeuvres d'art
autochtone au Fonds Canadiana. Ces
oeuvres sont maintenant exposées en
permanence dans la Salle des peuples
autochtones dans l'édifice du Centre du
Parlement, ce qui permet aux visiteurs
du Parlement d'apprendre à mieux
connaître des cultures uniques en leur
genre.
il est de la responsabilité de chaque
sénateur d'améliorer la reconnaissance
des droits de toute minorité. Ce
principe fait partie intégrante de la
structure du Sénat lui-même. J'en fais
pour ma part une tâche quotidienne qui
représente un défi toujours renouvelé.
Le sénateur Serge
Joyal
Sur la
scène internationale
Agents de
changement dans le monde
Dans le contexte d'une
mondialisation croissante, de
nombreuses questions de politique
publique acquièrent
un caractère international ou même
planétaire : la sécurité,
l'environnement, les droits de la
personne, la culture et le commerce,
par exemple. De plus en plus, les
législateurs
jouent un rôle important dans les
efforts entrepris pour
coopérer et se coordonner avec
d'autres nations afin de
régler des questions qui sont
importantes pour la population.
En tant que
parlementaires canadiens actifs sur la
scène internationale, les sénateurs
représentent le Canada, ses
valeurs et ses intérêts à l'étranger,
et ils collaborent avec les
législateurs d'autres pays pour
apporter des changements positifs. Il y
a bien des façons de le faire, tant
officiellement
qu'individuellement.
Diplomatie
parlementaire
Compléments de la
diplomatie gouvernementale
traditionnelle, les sénateurs et les
députés pratiquent l'art de la
diplomatie grâce à des échanges avec
les législateurs d'autres pays. Il
existe des mécanismes établis pour cela
: les visites officielles de
délégations parlementaires et les
nombreuses activités des associations
parlementaires. À ces occasions, les
sénateurs échangent des idées avec les
leaders, les législateurs et les
représentants d'autres pays; ils
favorisent l'établissement de liens
sociaux et économiques; ils renforcent
les objectifs de la politique étrangère
canadienne et s'efforcent de trouver
des solutions aux questions d'intérêt
mondial.
Association
parlementaires
Le Parlement du
Canada est membre de 12 associations
parlementaires et de quatre groupes
interparlementaires. Chacun crée un
forum d'échanges entre les législateurs
de ses pays membres dans le cadre de
séances d'études, de délibérations de
comités, de séminaires internationaux,
de conférences et de colloques.
Associations
multilatérales :
-
Assemblée parlementaire de la
Francophonie
-
Association parlementaire
Canada-Afrique
-
Association parlementaire
Canada-Europe (y compris la
délégation canadienne à l'Assemblée
parlementaire de l'Organisation pour
la sécurité et la coopération en
Europe)
-
Association parlementaire du
Commonwealth
-
Forum interparlementaire des
Amériques
-
Union interparlementaire
-
Association parlementaire de l'OTAN
Associations
bilatérales :
-
Association législative Canada-Chine
-
Association interparlementaire
Canada- France
-
Groupe interparlementaire
Canada-Japon
-
Association interparlementaire
Canada- Royaume-Uni
-
Groupe interparlementaire
Canada-États-Unis
Groupes
interparlementaires :
-
Canada-Allemagne
-
Canada-Israël
-
Canada-Italie
-
Canada-Irlande
Profil :
L'Association parlementaire canadienne
de l'OTAN
Conseillers du
Sénat (2006-2007)
Jane Cordy (Nouvelle-Écosse)
Joseph A. Day (Nouveau-Brunswick)
Percy Downe
(Île-du-Prince-Édouard)
Pierre Claude Nolin (Québec)
Les membres de
l'Association parlementaire canadienne
de l'OTAN participent aux activités de
l'Assemblée parlementaire
de l'OTAN (l'AP OTAN). Cet organisme
réunit des législateurs des pays
nord-américains et européens membres de
l'Alliance de l'Atlantique Nord qui se
penchent sur des questions
d'intérêt commun.
Au fil des ans,
l'Assemblée s'est livrée à une
réflexion stratégique vitale sur le
travail de l'OTAN et est devenue
un
lien essentiel entre l'OTAN et le
grand public. Elle a sensibilisé les
parlementaires aux préoccupations des
autres pays et
les a amenés à représenter les
intérêts de l'OTAN dans leur arène
nationale. De plus en plus, les membres
permanents
du Conseil de l'Atlantique Nord - la
principale instance de décision de
l'Alliance - s'intéressent de près
aux
délibérations et aux résolutions de
l'AP OTAN.
L'AP OTAN travaille en
assemblée plénière et en commissions
spéciales. Des sénateurs et députés
canadiens participent
à ces séances depuis que le Canada y a
envoyé sa première délégation en 1955.
Cette année, les délégués
canadiens
ont étudié avec d'autres législateurs
des questions telles l'incidence du
réchauffement planétaire sur la
sécurité et la capacité des nations
comme la Corée du Nord et l'Iran
de
se doter d'armes nucléaires. Ils ont
été particulièrement énergiques cette
année dans leur demande de
soutien
accru pour la
mission de l'OTAN en Afghanistan.
L'Association parlementaire canadienne
est aussi fière d'avoir accueilli
des délégués du monde entier à
l'occasion de la réunion annuelle 2006
de l'Assemblée à Québec.
Les membres de
l'Association parlementaire canadienne
de l'OTAN ont participé à plusieurs
autres missions d'information, sessions
de travail et visites diplomatiques en
2006-2007, dont les suivantes :
-
Session de printemps de l'Assemblée
parlementaire de l'OTAN, Paris,
France
(mai 2006)
-
63e colloque Rose-Roth de
l'Assemblée parlementaire de l'OTAN,
Russie
(juin 2006)
-
Session annuelle de l'Assemblée
parlementaire de l'OTAN, Québec,
Canada
(novembre 2006)
-
Réunion de la Commission sur la
dimension civile de la sécurité,
Bruxelles, Belgique
(janvier-février 2007)
-
Réunion à l'OCDE de la Commission de
l'économie et de la sécurité, Paris,
France
(février 2007)
-
Réunion de la Sous-commission sur la
prolifération de la technologie
militaire de la Commission des
sciences et de la technologie,
Londres, R.-U.
(mars 2007)
-
Visite du Groupe spécial Méditerranée
à Bahreïn et au Koweït
(mars-avril 2007)
-
Visite de la Sous-commission sur les
partenariats de l'OTAN de la
Commission politique à Islamabad et
Lahore, Pakistan
(mars 2007)
Le
Président du Sénat, diplomate
parlementaire
Représentant du Canada
dans le monde, le Président du
Sénat est le quatrième dignitaire de
l'État, après le gouverneur général, le
premier ministre et le juge en chef de
la Cour suprême. Dans ce rôle, il
accueille officiellement des
dirigeants mondiaux en visite, des
hauts fonctionnaires,
des dignitaires et des délégations
parlementaires. Il dirige également des
délégations de sénateurs et de députés
canadiens en visite dans d'autres
parlements nationaux.
Ces échanges servent à promouvoir la
compréhension entre les pays et à
resserrer les liens diplomatiques. Au
cours du présent exercice, le Président
a aidé le Parlement du
Canada à accueillir :
-
Sa Majesté Carl XVI Gustaf, roi de
Suède, et la reine Silvia
-
L'honorable John Howard, premier
ministre de l'Australie
-
Son Excellence M. Hamid Karzai,
président de la République islamique
d'Afghanistan
-
Son Excellence Mme Vaira
Vike-Freiberga, présidente de la
République de Lettonie
-
Son Excellence M. Abdul Aziz Abdul
Ghani, président du Conseil de la
Shoora de la République du Yémen
-
Son Excellence M. Foued Mebazaâ,
président de la Chambre des députés
de la République de Tunisie
-
L'honorable Paul Calvert, président
du Sénat d'Australie
-
Son Excellence M. Rory Kiely,
président du Sénat d'Irlande et
l'honorable Rory O'Hanlon, président
de la Chambre des représentants
d'Irlande
-
Son Excellence M. Víctor Alcides
Bogado González, président de la
Chambre des députés de la République
du Paraguay
-
L'honorable Mohammadmian Soomro,
président du Sénat de la République
islamique du Pakistan
-
Son Excellence M. France Cukjati,
président de l'Assemblée nationale de
la République de Slovénie
-
Son Excellence Mme Nino Burjanadze,
présidente du Parlement de Géorgie
-
L'honorable Chaudhry Amir Hussain,
président de l'Assemblée nationale de
la République islamique du Pakistan
-
L'honorable Eduardo Frei Ruiz-Tagle,
président du Sénat, et l'honorable
Patricio Walker Prieto, président de
la Chambre des députés, République du
Chili
En 2006-2007, le
Président a effectué les voyages
suivants à la tête de délégations
parlementaires :
-
Washington, D.C., États-Unis
d'Amérique
(juin 2006)
-
Belgique et République de
Croatie
(août 2006)
-
Italie
(octobre 2006)
-
Panama et Costa Rica
(janvier 2007)
-
Libye et Malte
(février 2007)
Travail
individuel sur le plan
international
Sur le plan
individuel, les sénateurs peuvent
oeuvrer en faveur du changement dans le
cadre de partenariats informels avec
des législateurs étrangers, des
organisations non gouvernementales
internationales et des particuliers. Le
fait d'avoir accès aux chefs politiques
d'un pays - et d'être capables de
travailler avec eux pendant de
nombreuses années, quels que soient les
partis au pouvoir - aide les sénateurs
à jouer le rôle d'agents de changement
sur le plan international :
-
par l'intermédiaire de groupes
parlementaires moins officiels qui
oeuvrent en faveur d'une action
mondiale dans certains domaines,
comme c'est le cas du Groupe de
parlementaires amis de l'UNESCO, de
la Coalition parlementaire pour la
prévention des génocides et de
l'Organisation mondiale de
parlementaires contre la corruption;
-
en établissant des contacts et en se
faisant des alliés qui partagent les
mêmes préoccupations grâce à la
constitution de groupes d'amitié
parlementaires comme ceux formés avec
Taïwan, la Corée du Sud, l'Argentine,
la Russie, la Roumanie, la Pologne,
la Syrie, le Liban, l'Algérie et le
Maroc;
-
en prenant la parole à des
conférences, séminaires et ateliers
internationaux sur des sujets dans
lesquels ils sont des experts ou en
organisant de telles rencontres;
-
en représentant le gouvernement à des
manifestations et à des activités
internationales telles que des
missions commerciales, cérémonies
commémoratives et célébrations;
-
en utilisant leur prestige pour faire
valoir l'importance de causes à
défendre ou d'organisations sans but
lucratif;
-
en travaillant avec les directions de
grands organismes internationaux tels
que les Nations Unies.
Par exemple, en
2006-2007 :
-
en mai 2006, le sénateur Donald
Oliver a accompagné en Floride la
mission d'Équipe Canada atlantique,
dirigée par le ministre des Affaires
étrangères Peter MacKay et les
premiers ministres Pat Binns et
Bernard Lord, pour rencontrer le
gouverneur Jeb Bush et discuter de
questions commerciales;
-
la sénateure Lucie Pépin s'est jointe
aux députés Réal Ménard, Omar
Alghabra et Libby Davies pour former
l'Association parlementaire
Canada-Palestine en février 2007 à
Ottawa. Cette association a pour but
de favoriser le débat entre les
parlementaires canadiens et
palestiniens et d'aider à donner
naissance à une politique étrangère
canadienne sur le Moyen-Orient pour
défendre les intérêts fondamentaux du
peuple palestinien;
-
le sénateur Zimmer a travaillé à la
promotion et au soutien de la
campagne Internet Un filet
d'espoir, qui vise à
sensibiliser les Canadiens et à les
pousser à agir contre la propagation
de la malaria;
-
en mai, le sénateur Pierre Claude
Nolin a prononcé un discours à la
conférence annuelle de
l'International Harm Reduction
Association sur les maux liés à
l'usage des drogues. Il s'est appuyé
sur le savoir-faire acquis comme
président du Comité sénatorial
spécial sur les drogues illicites,
qui avait surpris les observateurs en
2002 en recommandant la légalisation
et la réglementation de l'usage du
cannabis.
Profil : Les
sénateurs, agents de changement à
l'étranger
A. Raynell
Andreychuk
Vit à Regina
(Saskatchewan)
Prendra sa retraite en 2019
Principale cause Les droits de
la personne et le droit
international
Bien que Raynell
Andreychuk se soit faite la championne
de nombreuses causes, un même thème
relie la plupart de ses activités au
Sénat : la synergie du droit et des
droits de la personne. Ancienne juge et
diplomate, Mme Andreychuk a beaucoup
fait pour renforcer cette synergie tant
au Canada qu'à l'étranger; parmi bien
d'autres responsabilités, elle est
présidente de longue date
du Comité sénatorial des droits de la
personne, coprésidente de l'Association
parlementaire
Canada-Afrique (qu'elle a aidé à créer
dans les
deux cas) et aussi membre du Comité
sénatorial
des affaires étrangères et du
commerce
international.
Ces dernières
années, Mme Andreychuk a oeuvré
inlassablement en faveur de la création
de la Cour pénale internationale, qui
jugera les coupables de crimes contre
l'humanité, de crimes de guerre et de
génocides. Par l'intermédiaire d'Action
mondiale des parlementaires (une
coalition de plus de 1 300 législateurs
du monde entier), elle a participé à un
effort de collaboration avec quelque 60
des 104 pays qui ont aujourd'hui
ratifié le Statut de Rome. En décembre
2006, ses collègues et elle-même ont
remporté une grande victoire au Forum
de Tokyo, lorsque le Japon a lui aussi
ratifié ce statut. Maintenant des
contacts avec les nations qui l'ont
ratifié, elle continue de les aider à
en appliquer les dispositions; par
exemple, elle organise cette année un
séminaire à l'intention des pays du
Moyen-Orient.
Être membre du Sénat m'a permis
d'établir des liens avec des
parlementaires du monde entier afin de
lutter en faveur d'un monde empreint de
justice et de dignité. Pour la Cour
pénale internationale, il n'y a pas
d'immunité, et tout le monde a le droit
de vivre sans subir de tels crimes.
Tout le monde doit rendre compte de ses
actes.
La sénatrice
Raynell Andreychuk
Consiglio
Di Nino
Vit à Toronto
(Ontario)
Prendra sa retraite en 2013
Principale cause Le
Tibet
Outre une carrière
distinguée dans le domaine financier,
le sénateur Consiglio Di Nino a un long
passé d'engagement civique, notamment
auprès de Scouts Canada, des personnes
âgées, des jeunes, des personnes
handicapées
et de la communauté
italo-canadienne.
Mais c'est une randonnée pédestre en
1990 dans un Tibet occupé qui est à
l'origine d'une de ses activités de
défense les plus passionnées.
L'impression indélébile laissée
par
les Tibétains lui a inspiré une
exceptionnelle volonté
d'engagement
en leur faveur, ainsi qu'en faveur
de
leur leader, le Dalaï Lama, et de
leur
lutte pacifique pour la
justice.
M. Di Nino est
depuis devenu un des principaux
parlementaires au monde à défendre les
droits du peuple tibétain, en
particulier son droit à
l'autodétermination. C'est une question
sur laquelle il s'exprime souvent; il
manque rarement un événement de la
communauté tibétaine et ne laisse
passer aucune occasion d'appel à
l'action. En tant que cofondateur et
coprésident des Parlementaires amis du
Tibet du Canada, il s'est efforcé de
gagner à sa cause des parlementaires
qui partagent ses idées, au Canada et à
l'étranger.
Le groupe des
Parlementaires amis du Tibet a joué un
rôle clé dans le fait que le Parlement
a conféré la citoyenneté honoraire au
Dalaï Lama en 2006. Et en 2007, les
législateurs de 12 parlements
nationaux, y compris le nôtre et le
Parlement européen, ont répondu aux
appels du groupe en exhortant
officiellement le gouvernement chinois
et le Dalaï Lama à régler leurs
différends et à parvenir à une solution
juste.
Ceux d'entre nous qui ont l'honneur de
servir au Parlement ne doivent pas
laisser passer la chance d'apporter une
contribution à la politique publique et
aux services publics. En ce qui me
concerne, le problème du Tibet est une
des questions qui me passionnent et je
crois qu'elle pourra être résolue si
les deux parties font preuve de bonne
volonté. Il est indéniable que nous
pouvons jouer un rôle utile dans le
règlement de ce genre de problèmes.
Le sénateur
Consiglio Di Nino
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